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    Le drapeau de Glaris représente saint Fridolin

    Le symbolisme chrétien dans les blasons cantonaux

    De nombreux cantons suisses ont sur leurs blasons des symboles renvoyant au christianisme. Petit tour d'horizon, dans le sillage de la Fête nationale du 1er août.

    Les blasons des cantons suisses sont bien connus, mais on ignore souvent ce qu'ils représentent. Parmi le symbolisme qu'ils déploient, le christianisme apparaît de façon fréquente comme un héritage historique. Le magazine coopération présente, dans son édition du 26 juillet 2021, la signification des diverses armoiries cantonales. cath.ch en a ressorti les composantes chrétiennes.

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    Il convient de commencer avec Schwytz, qui a donné son nom et son drapeau à notre pays. Le canton a adopté la croix distinctive de la Confédération en référence évidente à ses racines chrétiennes. La couleur rouge renvoie au «Blutfahne», le «drapeau du sang», un étendard du Saint Empire romain germanique qui donnait le droit d’infliger des peines corporelles, voire la mort.

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    Le blason d'un autre canton "primitif", celui de Nidwald, montre une double clé d’argent sur fond rouge. Si cette couleur rappelle également le «Blutfahne», la double clé est le symbole de saint Pierre, patron de Stans, le chef-lieu cantonal. Le voisin, Obwald, possède une clé unique, également en référence à saint Pierre.

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    Pour Lucerne, canton de grande tradition catholique, la couleur blanche ferait référence à la Vierge Marie, qui y est depuis toujours honorée. Le blanc symbolise, par ailleurs, les neiges éternelles, rappelant les différents sommets de la région, et le bleu les eaux du lac des Quatre-Cantons.

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    Toujours en Suisse centrale, Glaris met en vedette saint Fridolin de Säckingen, moine et missionnaire chrétien né en Irlande. Après avoir été abbé de Saint-Hilaire à Poitiers, en France, il fonda une église et un monastère à Säckingen, sur les bords du Rhin, à la frontière entre l'Allemagne et la Suisse. Il évangélisa par la suite le canton de Glaris, dont il devint le saint patron. Il est représenté tenant la Bible d’une main et le bâton de pèlerin de l’autre.

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    La légende fait remonter les couleurs du blason de Soleure à saint Ours. Ce martyre romain du IIIe siècle fut torturé et décapité. Sa dépouille repose dans la cathédrale de Soleure qui porte son nom et celui de saint Victor, un autre martyr lié à la légion thébaine.

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    Le blason de Bâle-Ville apparaît sous sa forme actuelle au 12e siècle. Le bâton pastoral symbolise le diocèse de Bâle. Pour la partie "Campagne", la crosse de l’évêque arbore sept perles reprises par le blason de la ville de Liestal, son chef-lieu. Ces perles représentent les sept districts ruraux insurgés qui ont été à l'origine du nouveau demi-canton, séparé de Bâle-Ville en 1833. Le sommet de la crosse de Bâle-Campagne, contrairement à celle de sa consoeur citadine, est tourné vers la droite.

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    L’ours visible sur le blason d'Appenzell Rhodes-Extérieures symbolise le courage, la force et l’intelligence. Il fait référence à une légende mettant en scène saint Gall. Alors qu'il vivait dans la forêt, le moine irlandais rencontra un jour un ours agressif. Il lui demanda d’aller chercher du bois. L’animal lui en apporta. Pour le remercier, saint Gall, qui fonda la ville du même nom, lui donna à manger et finit par le faire s’éloigner.

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    L'ours de Rhodes-Intérieures est aussi lié à cette légende. Il rappelle qu'Appenzell fut colonisé par le monastère de Saint-Gall et resta sous sa domination jusqu’au 15e siècle.

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    De l'autre côté de la Suisse, le blason de Genève ne devient définitif qu’en 1918. Il représente l’union des symboles de l’Empire (l’aigle couronné), auquel Genève fut annexée au XIe siècle, et de l’évêque (la clé d’or), dont les citoyens détiennent leur liberté et leurs franchises dès 1387. Le blason montre un soleil qui apparaît pour moitié sur le bord supérieur et qui porte le trigramme «IHS» en lettres grecques, une reproduction du nom de Jésus dans sa forme contractée (IHESUS).

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    Le bâton pastoral visible sur le blason jurassien renvoie à l’antique principauté épiscopale de Bâle, et les sept bandes, quatre rouges et trois blanches, aux sept districts du «Jura historique», le Jura bernois. La couleur blanche représente la foi protestante, le rouge, la foi catholique. (cath.ch/cooperation/rz)

    Et le drapeau suisse…?

    Les armoiries de la Suisse arborent une croix blanche sur fond rouge, dite croix fédérale ou croix suisse (en héraldique: sur gueules une croix alésée d'argent). Trois versions se disputent l'origine de ce symbole chrétien. Selon la première, la croix fédérale remonte à la Légion thébaine, dont le culte était largement répandu dans le royaume de Bourgogne.

    Selon la deuxième, elle est issue de la bannière impériale (drapeau de guerre du Saint Empire) dont l'existence est attestée dès le XIIe siècle.

    Selon la troisième hypothèse, la croix provient des arma Christi, instruments de la Passion, particulièrement vénérés en Suisse centrale et que les cantons primitifs purent mettre sur leurs bannières rouges (dites «bannières de sang») à partir de 1289. (source: Dictionnaire historique de la Suisse) RZ

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