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    La journaliste Amal Khalil, du quotidien libanais al-Akhbar, assassinée par l’armèe israélienne le 22 avril 2026 à Bint Jbeil © Compte LinkedIn d'Amal Khalil

    Le pape déplore que la liberté de la presse soit trop souvent bafouée

    À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai, le pape Léon XIV a rendu hommage aux trop nombreux journalistes et reporters qui ont donné leur vie pour avoir rendu compte des atrocités commises lors des conflits.

    La Journée mondiale de la liberté de la presse, instituée en 1993 par l'Assemblée générale des Nations unies à l'initiative de l'Unesco, est cette année marquée d’une pierre noire: la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères a qualifié 2025 comme «l'année la plus meurtrière de tous les temps pour les journalistes».  

    Le pape Léon XIV a lui aussi souligné l'importance de cette Journée. Dans son message à l'issue de l'Angélus dominical, il a rendu hommage aux journalistes morts pour avoir rendu compte des atrocités commises lors des conflits. Le pontife a fait remarquer que, malheureusement, la liberté de la presse est souvent bafouée, tantôt de manière flagrante, tantôt de manière plus subtile et a demandé de se souvenir de ces nombreux journalistes et reporters victimes des guerres et de la violence.

    Des journalistes délibérément ciblés à Gaza et au Liban

    Freedom House, une ONG basée à Washington qui défend les libertés individuelles, affirme que 40 pays sont toujours classés comme «non libres». «Les coups d’État, les conflits armés, les attaques contre les institutions démocratiques menées par des dirigeants élus et l’intensification de la répression par les régimes autoritaires ont été les principaux facteurs de détérioration au cours de ces vingt dernières années», peut-on lire dans le dernier rapport «Freedom in the world 2026». Une détérioration dénoncée il y a quelques jours également par l’organisation Reporters sans frontières.

    Les journalistes et employés des médias en paient le prix, notamment ciblés délibérément par l’armée israélienne, comme à Gaza ou au Liban.  

    Selon l’ONU, 289 journalistes tués lors d’opérations militaires israéliennes  

    Entre octobre 2023 et la mi-décembre 2025, 289 journalistes ont perdu la vie lors des opérations militaires israéliennes à Gaza, a indiqué mardi le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), relevant que parallèlement, la répression s’intensifie, avec l’arrestation de plus de 200 journalistes palestiniens, nombre d’entre eux toujours détenus dans des conditions arbitraires, sous le régime de la détention administrative.

    Selon le Bureau des droits de l’homme de l’ONU dans le Territoire palestinien occupé, tout porte à croire que des journalistes palestiniens ont été délibérément pris pour cible en raison de leur travail. A noter que les journalistes étrangers sont interdits d’entrée à Gaza par l’armée israélienne.

    Le Liban martyrisé

    Ciblés par Israël ou victimes des frappes qui se sont enchaînées sur le Liban depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et l'État hébreu le 2 mars 2026, huit journalistes sont venus s'ajouter aux 13 de leurs collègues tués depuis le premier round du conflit, qui avait éclaté le 8 octobre 2023 avec l'entrée de la formation chiite en guerre en soutien à Gaza. Dernier nom sur cette liste tragique, rapporte le quotidien libanais francophone «L’Orient-Le Jour»: la journaliste Amal Khalil, âgée de 42 ans. Ciblée le 22 avril de manière délibérée par l'armée israélienne à Tiri, dans la région de Bint Jbeil, sa mort a provoqué une grande colère au Liban. Les autorités libanaises dénoncent un nouveau «crime de guerre» commis par les Israéliens. Selon les autorités libanaises, près de 2'700 personnes ont été tués dans les frappes israéliennes depuis le 2 mars dernier, dont une majorité de civils, femmes et enfants. (cath.ch/orj/be)

    Le 3 mai, journée mondiale de la liberté d'information

    Le 3 mai est le symbole de la liberté d'information et de la responsabilité, jouant un rôle central dans les démocraties. Le choix de cette date renvoie au séminaire organisé en 1991 à Windhoek, en Namibie, qui a donné naissance à la Déclaration de Windhoek. L'indépendance, le pluralisme et la liberté des médias sont les piliers des droits de l'homme, affirme la Charte, qui met en évidence un passage clé pour consacrer le droit de chaque individu à s'exprimer librement et à rechercher, recevoir et diffuser des informations sans frontières. Malgré les progrès enregistrés au cours des dernières décennies, le contexte mondial reste toutefois complexe et, dans de très nombreux cas, carrément sombre, relève Vatican News. JB

     

     

     

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