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    Une Église multiculturelle: entrée en procession des évêques dans la basilique St-Pierre de Rome © Lucienne Bittar

    Pour la participation des laïcs au choix des évêques

    Instituer une commission ad hoc composée d’hommes et de femmes, glaner des informations sur internet, consulter des non-croyant: Telles  sont quelques recommandations du groupe d’étude du synodes pour le processus de sélection des nouveaux évêques, publié le 5 mai 2026.

    Le document, publié dans le cadre du Synode sur la synodalité, encourage une révision des pratiques actuelles, y compris à la Curie romaine, et espère l’accès des femmes et hommes laïcs aux postes de diplomates du Saint-Siège.

    En février 2024, après la première assemblée du Synode sur la synodalité (octobre 2023), le pape François avait créé dix groupes de travail, complétés ensuite par deux autres groupes et trois commissions. Les premiers rapports de ces groupes ont commencé à être publiés au début du mois de mars. Le rapport du groupe numéro 7 sur la figure de l’évêque est le sixième à être publié.

    Collaboration des laïcs au profil de sélection

    Se concentrant sur la procédure de sélection d’un nouvel évêque, le texte de huit pages propose une nouveauté: la création d’un Comité spécifique composé de deux prêtres, deux consacrés, et deux laïcs – homme ou femme – dans le diocèse dont l’évêque doit être repourvu. Les membres, voués au secret pontifical, et sans exercer de «pression d’aucune sorte» sur le Saint-Siège, seraient chargés de dresser l’état des lieux du diocèse et de dessiner le «profil du nouveau pasteur».

    Pour élaborer des listes de candidats à transmettre à Rome, le rapport suggère aussi que soient convoqués le Conseil presbytéral et le Conseil pastoral diocésain – en partie composé de laïcs. Chacun des membres devra remettre à l’évêque une enveloppe scellée contenant: les noms de prêtres du diocèse qu’il juge aptes à l’épiscopat, et pour quel type de diocèse; les noms d’évêques ou de prêtres – y compris hors du diocèse – qu’il estime adéquats pour la succession de l’évêque local. Cette consultation doit inclure si possible «des institutions représentant les jeunes et les pauvre ».

    Large consultation : internet, non-croyants

    Le rapport se penche également sur le rôle des nonces apostoliques, ces «ambassadeurs» du pape dans chaque pays, qui assurent le lien avec Rome pour la sélection des évêques. Au passage, il est souhaité que la profession de diplomate du Saint-Siège s’ouvre à l’avenir aux laïcs - évoquant la possibilité que la charge de nonce, actuellement réservé aux archevêques, soit confiée à des femmes.

    Dans le processus habituel de sélection des évêques, le nonce recueille les résultats des consultations et se renseigne auprès d’informateurs. Le groupe recommande que ces derniers soient le plus représentatifs possible, afin d’éviter «le cléricalisme, la politisation, les influences de type familial, tribal ou ethnique».

    Le texte préconise en ce sens d’inclure des femmes et des jeunes, des représentants de communautés indigènes, de minorités ethniques et linguistiques, du monde de la culture, ou encore des personnes «qui ne se professent pas croyantes ou qui ont abandonné la pratique ecclésiale». Il conseille par ailleurs au nonce de compléter son enquête par des informations «puisées sur internet, qui peuvent être d’une grande aide, en ayant soin de vérifier soigneusement leur fiabilité».

    Vers une révision du questionnaire ?

    Le groupe d’étude estime qu’il faut actualiser et diversifier les questionnaires soumis par les nonces aux informateurs. Les questions ne doivent pas induire les réponses, met-il notamment en garde. Il encourage aussi le recours à des entretiens personnels oraux.

    Si actuellement le questionnaire dépend des pays, il s’agit dans tous les cas de brosser un portrait global du candidat, incluant «sa condition physique, ses qualités humaines, sa formation, sa vie de prière, son comportement dans le ministère, sa discipline ecclésiastique, ses expériences pastorales», explique à I.MEDIA un official de dicastère. Les questions abordent aussi «sa manière de gouverner: administration des sacrements, travail avec les autres, partage des responsabilités, capacité de décision, capacités administratives».

    Une commission indépendante pour évaluer les dicastères

    Le groupe 7 s’arrête enfin sur le rôle des dicastères de la Curie romaine impliqués dans le processus, les invitant à «réviser leurs procédures pour s’adapteraux critères d’une Église synodale et missionnaire». Il suggère des évaluations régulières, plaidant pour «une commission ecclésiastique indépendante» instituée par le pape.

    Quant aux qualités requises de la part des candidats aux postes d’évêques, le groupe veut des «compétences synodales», notamment une capacité à collaborer avec les laïcs et dialoguer avec les cultures locales. Une fois informé par le nonce, le candidat désigné par le pape doit avoir au maximum «7-10 jours» pour accepter, précise le texte.

    Ce rapport ne concerne qu’une partie des thèmes confiés au groupe 7, qui poursuit sa réflexion sur «la fonction judiciaire de l’évêque, les visites ad limina apostolorum [venue régulière des évêques à Rome, ndlr] et la formation des évêques». Une publication ultérieure est donc à attendre. (cath.ch/imedia/ak/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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