En 2025, le Vatican a maintenu son cap financier sans encombres selon le rapport annuel de l’Autorité de surveillance et d’information financière (ASIF) publié ce 30 avril 2026. Malgré un contexte délicat, l’institution annonce avoir renforcé sa coopération tant sur le plan interne qu’international.
Au Vatican, l’année passée a été particulièrement mouvementée: cependant, la mort du pape François, la période de Sede Vacante et l’élection de Léon XIV, mais aussi le Jubilé ne semblent pas avoir engendré d’irrégularités financières. C’est ce qui ressort du rapport 2025 de l’ASIF, organe de contrôle chargé de surveiller l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), l’unique entité autorisée à mener professionnellement des activités financières à l’intérieur du petit État.
L’ASIF est chargée de s’assurer que les flux financiers qui entrent et sortent du petit État ne relèvent pas du blanchiment d’argent et ne financent aucune activité liée au terrorisme ou à la production d’armes de destruction massive. Cette année, elle a traité 78 rapports d’activité suspecte, en hausse par rapport à l’année 2024 (34), mais à un niveau proche des années précédentes.
L’ASIF a aussi examiné 73 transactions concernant des pays où le système de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme est jugé déficient — en nette hausse par rapport à 2024 (36). C’est le cas notamment de plusieurs transactions effectuées depuis le Vatican vers le Myanmar – qui s’expliquent par le « détérioration » de la crise humanitaire en 2025. Seules deux des 73 opérations signalées ont été bloquées.
En conséquence de ces inspections, l’ASIF est intervenue pour bloquer trois transactions financières, toutes signalées par l’IOR, dont le montant total serait de 522.000 euros, un chiffre en baisse par rapport à 2024 (817.280 euros). L’entité n’a demandé le gel d’aucun actif financier préventif cette année.
L’ASIF souligne aussi dans le rapport l’amélioration de la coopération interne sur le plan quantitatif (+38 % en un an), mais aussi qualitatif, notamment avec la Gendarmerie vaticane et le Secrétariat pour l’Économie. Les échanges internationaux ont légèrement diminué, même si l’ASIF se félicite de la signature de protocoles avec ses équivalents au Botswana, au Danemark, en Palestine, en Israël, au Koweït, en Turquie, au Sri Lanka, en Moldavie et aux Seychelles. (cath.ch/imedia/cd/mp)