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    Léon XIV a reçu pour la première fois l’archevêque de Cantorbéry, chef de la Communion anglicane, qui regroupe entre 80 et 100 millions de fidèles dans le monde. © Vatican Media

    Où se trouve la Communion anglicane aujourd'hui ?

    Le 27 avril 2026, le pape Léon XIV a reçu en audience l’archevêque de Cantorbéry Sarah Mullally, chef spirituel de la Communion anglicane qui compte entre 85 et 100 millions de fidèles dans le monde. Alors que le pontife a plaidé pour un œcuménisme orienté vers l’évangélisation, I.MEDIA fait le point sur la situation actuelle de l’Église anglicane, une des plus anciennes confessions protestantes.

    Née de la rupture avec Rome décrétée par le roi d’Angleterre Henri VIII en 1534, l’Église d’Angleterre maintient l’idée de la succession apostolique – les évêques sont des descendants spirituels des apôtres – tout en intégrant les principes de la Réforme, notamment la centralité des Écritures. Historiquement, elle entretient des relations complexes avec les autres Églises protestantes et s’est relativement peu développée sur le continent européen.

    Lié à la monarchie britannique – le roi est protecteur de l’Église d’Angleterre – l’anglicanisme va cependant connaître une forte expansion à partir du XVIIe siècle dans le vaste empire colonial sur lequel, disait-on, « le soleil ne se couche jamais ».

    Aujourd’hui, ce sont 40 provinces autocéphales – c’est-à-dire autonomes et donc représentant un certain nombre de différences – présentes dans 165 pays qui constituent la «Communion anglicane». Cette structure ecclésiale regroupe tous les anglicans. L’archevêque de Cantorbéry en est le chef spirituel, mais n’a pas d’autorité canonique sur ces provinces. Certaines provinces regroupent plusieurs pays, comme l’Église épiscopale des États-Unis (cf. carte) ou comme le diocèse de Gibraltar en Europe qui a pour territoire une grande partie du continent jusqu’à la Russie.

    40 provinces autocéphales – c’est-à-dire autonomes et donc représentant un certain nombre de différences – présentes dans 165 pays qui constituent la «Communion anglicane».
    40 provinces autocéphales – c’est-à-dire autonomes et donc représentant un certain nombre de différences – présentes dans 165 pays qui constituent la «Communion anglicane». @ I.media

    Aucun chiffre officiel n’existe sur le nombre d’anglicans actuellement dans le monde, le chiffre de 85 millions étant souvent cité. The Religion Times, un journal anglican indépendant avance cependant le chiffre de 100 millions en 2025, soulignant le progrès de l’anglicanisme en Afrique.

    En Europe et en particulier au Royaume-Uni, l’anglicanisme connaît un réel déclin ces dernières années. Le chiffre de 24 millions de baptisés est souvent cité, mais dans les statistiques officielles de l’Église d’Angleterre de 2022 estiment qu’il y a actuellement environ 984.000 fidèles pratiquants hebdomadaires en Angleterre (1,5% de la population), ce qui serait inférieur au nombre de catholiques pratiquants (entre 1,1 et 1,2 million de fidèles en 2018 selon l’Église catholique en Angleterre). Le sondage de British Social Attitudes (BSA) en 2024 estime que les personnes qui s’identifient comme anglicans au Royaume-Uni représentent 11% de la population, soit environ 7 millions de fidèles.

    I.Media

    Le pays le plus anglican du monde est celui des îles Salomon, ancienne colonie britannique du Pacifique, dont un tiers de la population est anglicane. Viennent ensuite l’Ouganda (32%), l’île de Barbade dans les Antilles (28%), le Royaume-Uni, puis le Nigeria, l’Australie et le Kenya (10%).

    Le cœur de la Communion anglicane est aujourd’hui en Afrique dans les anciennes colonies, même si les statistiques sont peu précises dans cette région du monde, en raison d’une confusion régulière entre anglicans et protestants dans les sondages nationaux.

    Le Nigeria est récemment devenu le pays comptant le plus d’anglicans en absolu, dépassant le Royaume-Uni. Il compte entre 20 et 25 millions de fidèles selon les consultations, et une population en augmentation constante. Le reste de la population anglicane se trouve en Afrique des Grands Lacs et en Afrique australe. L’Ouganda compte entre 13 et 16 millions d’anglicans, le Kenya de 5 à 4 millions, l’Afrique du Sud entre 3 et 4 millions.

    Le poids majeur qu’occupe actuellement l’Afrique dans la Communion anglicane s’accompagne de tensions récurrentes avec l’Église d’Angleterre et l’Église épiscopalienne, notamment concernant la bénédiction des couples de même sexe ou les ordinations presbytérales et épiscopales de femmes, autorisée dans les pays occidentaux mais pas forcément en Afrique. Le 5 mars dernier, à Abuja au Nigeria, une frange conservatrice de l’Église anglicane a annoncé la création d’un Conseil anglican mondial, défiant l’autorité de Londres et faisant peser le risque de schisme sur la Communion.

    Un autre défi sont les ralliements d’anglicans à l’Église catholique. En 2009, avec la constitution apostolique Anglicanorum coetibus, le pape Benoît XVI a créé une structure canonique spécifique pour accueillir et intégrer des institutions et groupes anglicans au sein de l’Église catholique, celle des ordinariats personnels. Il en existe trois : celui de Notre-Dame de Walsingham au Royaume-Uni, celui de la Chaire de Saint-Pierre aux États-Unis et au Canada et celui de Notre-Dame de la Croix du Sud en Australie et au Japon, qui s’occupe d’un groupe de fidèles estimés à près de 15.000 membres selon le Saint-Siège. (cath.ch/imedia/cd/bh)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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