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    Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem © Jacques Berset

    Les droits de l’Église dans les Lieux saints sont «non négociables»

    L’Église catholique dans les Lieux saints de Terre Sainte possède des droits «essentiels et non négociables», affirment de concert le patriarche latin de Jérusalem Pierbattista Pizzaballa et le Père franciscain Francesco Ielpo, custode de Terre Sainte. Pas question donc que «toute institution politique qui gouverne le territoire» (à savoir Israël, puissance occupante à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza, ndlr) empiète sur ces droits.

    Les deux responsables catholiques ont tenu à appeler au respect du Statu Quo, un firman (un édit) du sultan ottoman Osman III datant de 1757, réglant notamment le contrôle des sanctuaires des principaux lieux saints chrétiens. Lors du dernier dimanche des Rameaux, la police israélienne empêché le patriarche latin et le custode franciscain, de rejoindre la basilique du Saint-Sépulcre pour les célébrations prévues.

    Liberté religieuse et liberté de culte

    «Ce qui s’est passé a permis de clarifier certains malentendus et de rendre évidentes les valeurs en jeu. La liberté religieuse et la liberté de culte, les chrétiens ne la demandent pas seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour les croyants de toutes les religions en Terre Sainte», a confié Pierbattista Pizzaballa à des journalistes, réagissant à cet incident qui a fait le tour du monde.

    Depuis plus de sept siècles, la Custodie de Terre Sainte garde les principaux Lieux saints et, en particulier, la basilique du Saint-Sépulcre, avec l’Église grecque orthodoxe et l’Église apostolique arménienne. «Il s’agit d’une présence continue et stable, reconnue au fil du temps et respectée par les différentes autorités qui ont gouverné cette terre», affirme le custode de Terre Sainte.

    Depuis sept siècles, une communauté stable de frères franciscains vit et célèbre au sein du Saint-Sépulcre sans interruption, en toute circonstance et dans toutes les situations, même durant les périodes les plus difficiles de l’histoire, y compris les temps de guerre, souligne le Père franciscain italien.

    Pas besoin d’une autorisation de la police pour accéder au Saint-Sépulcre

    Depuis le début du conflit actuel également, à partir du 28 février 2026, la liturgie à l’intérieur de la basilique du Saint-Sépulcre n’a jamais été interrompue. «Cela n’est pas seulement un signe de fidélité, mais aussi celui de la continuité d’une présence qui fait partie de la vie même de l’Église en ces lieux». Et de rappeler que le custode de Terre Sainte est le supérieur du Saint-Sépulcre et, à ce titre, il n’a pas besoin d’une autorisation de la police pour accéder à la basilique. «Il ne s’agit pas d’un privilège, mais de la reconnaissance d’un droit établi de longue date», insiste-t-il.

    Et de rappeler que depuis des siècles, les différents gouvernements qui se sont succédé en Terre Sainte ont toujours confirmé et respecté le Statu Quo, qui représente le cadre juridique et pratique régissant la vie des Lieux saints et des communautés qui en assurent la garde.

    «Il est important de rappeler que des milliards de croyants à travers le monde regardent vers Jérusalem et vers les prières qui sont célébrées dans les Lieux saints. Le gouvernement d’Israël doit en tenir compte, ainsi que de la responsabilité qui lui incombe envers le monde chrétien, afin de continuer à garantir en tout temps — malgré les difficultés — la tenue des prières et de trouver des solutions appropriées en coordination avec nous !»  (cath.ch/tsm/be)

     

    Le Statu quo règle le statut des lieux saints de Terre Sainte

    Le Statu quo désigne la situation dans laquelle se trouvent les communautés chrétiennes de la Terre Sainte (grecs orthodoxes, arméniens apostoliques, catholiques romains, coptes, éthiopiens orthodoxes et syriaques orthodoxes) dans leurs relations avec les gouvernements de la région. Il règle notamment le contrôle des sanctuaires des principaux lieux saints chrétiens (basilique du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, basilique de la Nativité à Bethléem, l’église du Sépulcre de la Sainte Vierge, dans la vallée du Cédron à Jérusalem, au pied du Mont des Oliviers, et la chapelle de l'Ascension,  intégrée à la «Mosquée de l'Ascension», au sommet du Mont des Oliviers. Elle commémore le souvenir de la montée au ciel de Jésus, reconnu par les musulmans comme le prophète Jésus-Îsâ, fils de Marie. Le jour de la fête de l'Ascension, par concession spéciale de l'ancienne tradition, les franciscains de la Custodie de Terre Sainte y célèbrent des liturgies eucharistiques auxquelles participent des groupes de chrétiens autochtones et des pèlerins. C'est ainsi la seule mosquée au monde où est célébrée chaque année, à l'occasion de la fête de l'Ascension, une célébration eucharistique chrétienne. JB

     

     

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