Plusieurs sociétés bibliques basées en Suisse ambitionnent de rendre les Saintes Ecritures accessibles dans toutes les langues. Les personnes malvoyantes ou malentendantes ne sont pas oubliées.
Plus de 240 millions de Terriens ne disposent d'aucune
traduction de la Bible. Des sociétés basées en Suisse gèrent des projets de
traduction dans des langues minoritaires, rapporte le quotidien romand Le Temps du 23 décembre 2019. Ce besoin
concerne plus de la moitié des langues recensées dans le monde, soit environ
3'700.
"Wycliffe", à Bienne, est l'une des associations à
but non lucratif qui participent à des projets de traduction dans quelque 300
langues. La société envoie ses employés en mission en Afrique et en Asie. Ils
ne sont pas chargés de réaliser eux-mêmes les traductions, mais de conseiller
les traducteurs autochtones sur place. Un soutien informatique, logistique et
de vérification est mis en place.
En 2018, 44 nouvelles traductions de la Bible et 22 refontes
ou révisions, dans des langues utilisées par 440 millions de personnes, ont
ainsi pu voir le jour. Des centaines d'autres projets sont en cours.
Aussi en langue des signes et en braille
Les sociétés bibliques s'efforcent également de rendre le
Livre saint accessible aux personnes malentendantes et malvoyantes. Des textes
bibliques ne seraient pas disponibles dans 10% des 400 langues des signes
utilisées dans le monde, et il n'existe de Bible intégrale en braille que pour
44 langues. Pour les personnes malentendantes, plus de 26 projets sont en
réalisation et une dizaine d'autres en préparation.
Les 250 millions de malvoyants dans le monde pourront bientôt bénéficier d'un logiciel développé par l'Alliance biblique universelle (ABU), basée en Angleterre, qui permet d'accélérer le processus de transcription en braille en maintenant le niveau de qualité. (cath.ch/lt/rz)