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Bernard Miserez est prêtre du diocèse de Bâle. Originaire du Jura, il vit d’abord son ministère dans le Canton du Jura, puis à Belfort (France). Il est nommé directeur de l’Institut Romand de formation aux ministères avant d’être curé-modérateur de l’Unité pastorale Notre-Dame de compassion (Bulle et environs). Depuis 2018, il est gardien de La Chapelle de Notre-Dame du Vorbourg en dessus de Delémont. Son lien à la Parole de Dieu nourrit sa passion pour la rencontre fraternelle et humaine. La Bible est une source inépuisable et provocatrice pour vivre et comprendre l’aujourd’hui dans toute sa complexité. S’ouvrir à l’Ecriture, c’est consentir à la Joie indéfinissable qui nous habite.
La fresque est saisissante. Cette foule innombrable formée de toutes les nations, la voilà devant le Fils de l’homme au terme de l’histoire. L’humanité entière a rendez-vous avec son Dieu. Quand cela se produira-t-il? Question légitime posée depuis toujours.
«Vraiment, je vous le déclare, les publicains et les prostituées vous précèdent dans le Royaume de Dieu!» C’est sans doute une des phrases les plus choquantes et les plus fortes de l’Évangile. Certes, elle s’adresse aux chefs des prêtres et aux anciens, c’est-à-dire, à l’élite du peuple.
L’enthousiasme n’aura duré que peu de temps pour Pierre, le disciple. Après sa «bonne réponse» à la question de Jésus: «Pour vous qui suis-je?», le voilà contrarié et perdu devant l’annonce qu’il vient d’entendre. Jésus annonce à ses amis qu’il lui faut partir à Jérusalem, souffrir, être tué et le t...
Cela devait arriver quelquefois. Pierre, Jacques et Jean sont en route avec Jésus. A vrai dire, ils sont encore sous le choc de l’annonce que leur Maître leur avait faite, six jours auparavant, juste après la réponse de Pierre à la question de Jésus: «Pour vous qui suis-je?»
Quel bonheur de voir Jésus dans la louange! C’est un peu son Magnificat. Il loue le Père pour les petits, seuls capables d’entrer dans le mystère de Dieu. Non, ce ne sont ni aux savants, ni aux sages que Dieu se révèle. Sans doute, ont-ils construit leur discours, aligné leurs arguments, vérifié, an...
Celles et ceux qui écoutaient Jésus, ce jour-là, n’auront sans doute jamais oublié ses propos choquants et presque intolérables. «Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger?» Ils avaient compris le pire sans entrer dans le mystère auquel Jésus les invitait.
Mgr Paul Desfarges, ancien archevêque d’Alger, vient de publier un livre auquel il a donné ce titre étonnant: «Une Église dans la mangeoire»[1]. Ce témoignage bouleversant nous fait entrer au cœur de l’Église qui est en Algérie. Son histoire contemporaine évoque, en raison des tensions politiques, s...
Cette visite de Jésus auprès de tes amis ne semble pas t’émouvoir. D’accord, tu n’étais pas là, mais leur joie et leur enthousiasme n’ont eu aucun impact sur toi. Le deuil de ton Maître est trop douloureux.
Tel est pris qui croyait prendre! Ainsi s’achève la fable de Jean de la Fontaine: "Le rat et l'huître". D’une certaine manière, l’Évangile de ce dimanche pourrait emprunter la même conclusion.
Ce dimanche, Jésus nous entraîne vers quelque chose d’inaccessible, voire d’impossible. «Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.» Cette invitation tend à menacer l’ordre du monde, vous en conviendrez, et le chemin proposé par le Christ semble ignorer ce que nous appelons la justic...
Elle est belle l’humanité de Jésus lorsqu’il apprend l’arrestation de Jean le Baptiste. En recevant cette nouvelle, il prend une décision de taille. Il quitte la Judée et se retire en Galilée, tout au nord, à Capharnaüm.
Et pourtant. Tout est dit de Dieu. Ce Nouveau-né accomplit la Promesse attendue depuis toujours. Dès lors, l’innocence est devenue le lieu de rendez-vous pour l’humanité qui cherche Dieu. Même si l’Évangile de la nuit de Noël nous fait entendre le chant des anges, ce récit nous conduit d’abord dans...
Quand tout va bien, on ne se pose pas de questions. On se laisse vivre. Loin de nous les inquiétudes et les angoisses. Et, comme tout est dans l’ordre prévu et dans l’organisation parfaite, il est tentant et facile de s’assoupir dans un demi-sommeil tranquillisant.
Il vivait à Jéricho parmi les plus méprisés, Zachée. Il était un publicain renommé. C’est sûr, son job lui donnait quelques privilèges. Il travaillait au service de l’occupant romain, chef des collecteurs d’impôts, sans omettre, au passage, de surtaxer pour son profit une population déjà accablée.
Ça devait être difficile pour les disciples de Jésus de l’entendre dire: «Si vous aviez de la foi comme une graine de moutarde, vous auriez dit à cet arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’ et il vous aurait obéi.»
Jésus est en route pour Jérusalem. Il sait que ce chemin le conduit à la mort. On l’attend là-bas, dans la ville où l’on tue les prophètes, pour l’arrêter, le juger et, finalement, le condamner à mourir.
L’Évangile de ce dimanche nous met en face d’une situation pleine de confusions. On y voit des serviteurs qui se prennent pour les maîtres, un maître qui installe à table ses esclaves pour les servir.
Si Jésus raconte cette parabole, c’est pour répondre à la question de son interlocuteur: «Qui est mon prochain?» Et voilà une question qui hante notre conscience et met quelquefois notre cœur à nu.
D’impressionnantes festivités ont eu lieu, quatre jours durant, pour célébrer les 70 ans de règne de la reine Elisabeth II, en Grande Bretagne. Londres semblait méconnaissable avec cette foule bigarrée et innombrable, unie dans une sorte de ferveur et de reconnaissance envers leur souveraine.
Nous savons le poids des derniers mots quand le temps est compté et la mort toute proche. Notre mémoire garde les traces des paroles reçues au moment où tout semble basculer vers l’inconnu. Seul l’essentiel compte: on ne veut rien perdre de ces instants, des mots et des gestes chargés de tout, même...
Ces femmes qui se rendent au tombeau de Jésus, au petit matin, portent la question que se pose chaque humain? «Qui nous roulera la pierre?» N’est-il pas vrai que notre vie est quelque fois écrasée par le malheur et l’angoisse? Face à ces événements qui semble tout ravager sur leur passage, la questi...
A l’époque de Jésus, on croyait que les maladies, les accidents et les malheurs étaient voulus par Dieu pour punir les pécheurs. Une situation difficile est posée à Jésus, dans l’Évangile de ce dimanche.
L’Évangile proclamé ce dimanche donne le vertige. Les paroles de Jésus déconcertent. Elles mettent d’abord en lumière la démesure de l’Amour dont nous sommes aimés. Dieu est un Père miséricordieux. Quelle Bonne Nouvelle pour nous qui, souvent, faisons l’expérience de nos résistances et de nos peurs...
Regardez bien… C’est un gros plan: en pleine synagogue, des détails précis décrivent lentement cet instant où Jésus s’apprête à faire la lecture, se lève, reçoit le Livre, puis proclame un texte du prophète Isaïe. Ensuite, il referme le livre, le rend au servant et va s’asseoir.
Les festivités de Noël se poursuivent et nous voici plongés, ce dimanche, dans une crise que vit la famille de Jésus. 12 ans ont passé depuis sa naissance à Bethléem. Et le seul épisode de l’enfance de Jésus rapporté dans les Évangiles ressemble à une fugue.
Il se tient là, devant son chef d’œuvre. Des mois durant, il a travaillé sa toile, subtilement, à l’écoute de cette source qui l’habite. Aujourd’hui, l’artiste-peintre contemple son tableau. Et puis, dans un silence recueilli, il pose sa signature comme un dernier geste lumineux. Tout est achevé.
Tiens donc. Voilà qu’aujourd’hui, Jésus félicite son interlocuteur. La question du scribe était courante. Elle faisait l’objet de débats entre rabbins. «Quel est le premier de tous les commandements?»
C’est déjà tout un art de poser une question. Lorsque les pharisiens s’adressent à Jésus pour lui demander s’il est permis à un homme de renvoyer sa femme, ils tombent eux-mêmes dans le piège qu’ils lui avaient tendu.
rritoire païen. Comme souvent, parce que sa renommée le précède, il est interpellé par des gens de tous bords. Il y a foule d’ailleurs ce jour-là. Un groupe de personnes lui amène un sourd qui avait du mal à parler.
Évidemment, les paroles de Jésus sont dures à entendre. Ceux qui l’ont suivi ce jour-là et qui ont été nourris de pain et de poisson avaient manifesté leur enthousiasme au point de le faire roi. Incroyable cet homme de Nazareth! Un prophète puissant capable de multiplier le pain. Mais le prodigieux...
Les voilà sur les chemins, les disciples de Jésus. Chargés d’annoncer la Parole, ils s’en vont, deux par deux, de village en village, témoins de la seule force de l’Évangile. Ils n’ont rien, ni plan pastoral, ni stratégie comptable. Ils n’ont qu’eux-mêmes pour faire connaître le bonheur de Dieu.
Il est des réalités indéfinissables. Par exemple, quand nous parlons de l’amour, nous évoquons des images. C’est comme ceci, comme cela. Les poètes, dans leur ivresse, chantent à l’infini la passion des amoureux.
Le nom de chacun est un mystère. Tenez par exemple, quand nous parlons de tel ou de tel, nous évoquons son nom et puis viennent les souvenirs, des faits, des appréciations, des anecdotes. Derrière chaque nom pourtant, il y a une part d’inconnu ou de l’insaisissable.
Ils auront du mal, ces disciples, à s’ouvrir à l’inimaginable. L’impossible les a saisis, déroutés même. Pourtant, ils savaient. Ils n’ignoraient pas ce que Jésus leur avait annoncé à plusieurs reprises.
Il y a un mois à peine, j’entendais, au cours d’une conversation, le plus beau commentaire de l’Evangile de ce dimanche. Une dame avait pris rendez-vous et d’emblée me dit: «Je viens vous voir parce que j’ai peur de la mort.»
L’épreuve est de taille pour Abraham. Inhumaine à nos yeux. «Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai.» C’est le choc pour lui. Tout s’effondre. Pas moyen d’échapper à la confusion.
L’inattendu nous donne rendez-vous à chaque page de l’Evangile. Dès le début de sa mission, Jésus appelle des hommes à le suivre. L’étonnement est de taille.
Beaucoup prendront le temps, ces jours, de regarder des photos de familles. Elles racontent souvent le bonheur de l’enfance, la joie des fêtes familiales, les aventures de vacances. Il est rare, et c’est à souligner, que l’Evangile nous fasse entrer dans l’intimité de la famille de Jésus.
Le temps de l’Avent s’ouvre aujourd’hui et, comme pour donner le ton à cette aventure, Jésus nous invite à veiller. «Veillez donc!» nous dit-il, ou plutôt «Restez éveillés».