Rome, 05.11.2015 (cath.ch-apic) Mgr Angelo Becciu, substitut de la Secrétairerie d’Etat, défend, dans L’Osservatore Romano du 5 novembre 2015, la réforme du pape François sur les procès en nullité de mariage, qui donne à l’évêque un rôle central.
“Un retour à la fonction personnelle de l’évêque diocésain dans le processus de déclaration de nullité du mariage“, explique-t-il, “fonde ses racines dans la pratique chrétienne ancienne“. Dès 318, indique-t-il, l’empereur Constantin publia deux constitutions garantissant un “statut légal au tribunal épiscopal“. Ces dispositions apparaissent aussi dans le code de droit canon de 1917, rappelle-t-il, qui stipule que les évêques, dans leurs diocèses, sont “juges naturels de toute cause“, hormis l’autorité papale. “La doctrine n’a donc jamais nié le pouvoir judiciaire épiscopal“, insiste-t-il. “Sur le socle de cette ancienne tradition de l’Eglise, l’ensemble du magistère des successeurs de Pierre l’a mainte fois rappelé, surtout dans ses allocutions à la Rote romaine“, ajoute Mgr Becciu, citant divers discours de Pie XII, Paul VI et Jean Paul II. (apic/imedia/ak/bl/rz)