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    L'audience générale du pape L;éon XIV s'est tenue pour la première fois en présence de Mgr Petar Rajič, le 29 avril 2026. © Vatican Media

    Léon XIV dresse le bilan de sa tournée en Afrique

    «La visite du pape est, pour les populations africaines, l’occasion de faire entendre leur voix», a expliqué Léon XIV lors de l’audience générale du 29 avril 2026, six jours après son retour de sa vaste tournée en Afrique.

    Accueilli sur la place Saint-Pierre par des milliers de fidèles rassemblés sous un franc soleil, le pape est revenu sur un voyage mené sous une «pluie battante» à plusieurs étapes, mais chargé de sens.

    Rappelant avoir commencé à penser à ce déplacement dès les premiers jours de son pontificat, Léon XIV a expliqué l’avoir vécu «comme un message de paix à un moment historique marqué par des guerres et par de graves et fréquentes violations du droit international».

    Une quête personnelle assumée

    Revenant tout d’abord sur sa première étape en Algérie, sur les traces de saint Augustin, le pape a relié son rôle de pontife à une dimension de quête personnelle assumée. «Je me suis ainsi retrouvé, d’une part, à repartir des racines de mon identité spirituelle et, d’autre part, à passer et à consolider des ponts très importants pour le monde et l’Église d’aujourd’hui: le pont avec l’époque très féconde des Pères de l’Église; le pont avec le monde islamique; le pont avec le continent africain», a détaillé Léon XIV.

    Il s’est réjoui d’avoir reçu en Algérie «un accueil non seulement respectueux, mais aussi chaleureux». «Nous avons pu constater par nous-mêmes et montrer au monde qu’il est possible de vivre ensemble comme des frères et sœurs, même de religions différentes, lorsque l’on se reconnaît comme enfants du même Père miséricordieux», a détaillé le chef de l’Église catholique. Il s’est montré ravi aussi d’avoir pu remettre en lumière à cette occasion l’héritage de saint Augustin, «un maître dans la recherche de Dieu et de la vérité».

    L’appel à la réconciliation au Cameroun

    Au Cameroun, dans un pays «marqué par des tensions et des violences», le pape a pu «réitérer l’appel à œuvrer ensemble pour la réconciliation et la paix». En rappelant que ce pays est parfois surnommé «l’Afrique en miniature», il a expliqué que cette métaphore associée à la richesse de la nature peut aussi s’interpréter dans les sens où «les grands besoins de tout le continent» s’y expriment.

    Léon XIV, qui avait prononcé un discours musclé devant les autorités civiles du pays, a mentionné une nouvelle fois «la répartition équitable des richesses», la place à donner aux jeunes «en surmontant la corruption endémique» ou encore la promotion d’un «développement intégral et durable, en opposant aux diverses formes de néocolonialisme une coopération internationale visionnaire». Il a invité l’Église locale à maintenir «l’esprit d’unité» manifesté durant sa visite.

    En Angola, le plaidoyer pour la liberté de l’Église

    En Angola, un pays marqué «par une longue guerre civile sanglante», le pape a remarqué que malgré les épreuves, «au creuset de cette histoire, Dieu a guidé et purifié l’Église, la convertissant toujours davantage au service de l’Évangile, de la promotion humaine, de la réconciliation et de la paix».

    Rendant hommage à «une Église libre pour un peuple libre», Léon XIV a notamment redit sa joie d’avoir vu «des visages d’anciens marqués par les fatigues et les souffrances, mais rayonnants de la joie de l’Évangile», ainsi que «des femmes et des hommes danser au rythme des chants de louange au Seigneur ressuscité, fondement d’une espérance qui résiste aux déceptions causées par les idéologies et les vaines promesses des puissants».

    L’évêque de Rome a affirmé que l’Église catholique en Angola doit continuer à agir, y compris face aux autorités civiles, afin de promouvoir la reconnaissance des «droits de tous» et «en promouvoir le respect effectif».

    En Guinée équatoriale, l’espérance pour les jeunes

    Concernant sa dernière étape en Guinée équatoriale, le pape a notamment redit son étonnement lors de la visite de la prison de Bata, le premier centre de détention visité durant son pontificat. «Les détenus ont chanté à tue-tête un chant de remerciement à Dieu et au pape, demandant de prier ‘pour leurs péchés et leur liberté’. Je n’avais jamais rien vu de tel», a confié Léon XIV, voyant dans leur prière festive malgré les intempéries «un signe authentique du Royaume de Dieu».

    Au stade de Bata, toujours sous la pluie, le pape a pu vivre «une fête de joie chrétienne, avec des témoignages émouvants de jeunes qui ont trouvé dans l’Évangile le chemin d’une croissance libre et responsable».

    L’ensemble de cette tournée africaine avait pour objectif de donner aux jeunes et à toute la population «l’espérance d’un avenir meilleur, de dignité pour chacun et pour tous», a insisté le pape. «Je suis heureux de leur avoir donné cette possibilité, et en même temps je remercie le Seigneur pour ce qu’ils m’ont donné, une richesse inestimable pour mon cœur et mon ministère», a-t-il conclu.

    L’appel pour la paix en Colombie

    Dans son salut aux fidèles de langue hispanophone, le pape s’est exprimé au sujet des attentats qui ont frappé la Colombie ces derniers jours. «Avec douleur et inquiétude, j’ai appris la tragique situation de violence qui afflige la région sud-ouest de la Colombie et qui a causé de graves pertes en vies humaines», a déclaré le pape. Il a exprimé sa «proximité dans la prière envers les victimes et leurs familles», exhortant chacun à «rejeter toute forme de violence et à choisir résolument le chemin de la paix».

    Un attentat commis dans un bus a notamment fait une vingtaine de morts le 26 avril sur la route panaméricaine, dans la ville de Cajibio. Au total, 26 attaques perpétrées dans la région du Cauca ont été attribuée à un organe appelé «L’État-major central», dissident de la guérilla des FARC qui avait signé un accord de paix avec le gouvernement en 2016.

    La Journée du martyre du clergé polonais

    Dans son salut aux fidèles polonais, le pape a mentionné l’anniversaire de la libération du camp nazi allemand de Dachau. Il a indiqué que ce 29 avril marque la Journée du martyre du clergé polonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a invoqué «la protection des évêques, des prêtres et des séminaristes martyrs des totalitarismes du XXe siècle», notamment pour les jeunes qui cherchent à «répondre à l’appel de Dieu».

    Cette audience générale s’est tenue pour la première fois en présence du nouveau préfet de la Maison pontificale, Mgr Petar Rajič, nommé par Léon XIV le 30 mars dernier. Ce poste était vacant depuis la suspension en 2020 puis l’éviction en 2023 de Mgr Georg Gänswein, alors renvoyé en Allemagne en raison de ses relations houleuses avec le pape François. (cath.ch/imedia/cv/lb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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