Les journalistes catholiques doivent se faire "la voix de la conscience" permettant de "distinguer le bien du mal", a recommandé le pape François le 23 septembre 2019. Il recevait en audience au Vatican les membres de l'Union catholique de la presse italienne (UCSI) pour les 60 ans de leur association.
Au milieu de tant de paroles
vides, la communication a besoin d'hommes et de femmes au "style
évangélique" pour apporter des paroles vraies, a expliqué le pontife aux
près de 170 journalistes italiens rassemblés dans la salle Clémentine du Palais
apostolique. Telle est la grande responsabilité des journalistes, a-t-il
estimé, car leurs paroles “modèlent” le monde et peuvent générer des
"espaces de liberté ou d'esclavage".
Le journaliste, "chroniqueur de l'histoire"
“Pour renouveler votre
harmonie avec le magistère de l'Eglise, a indiqué le pape François, je vous
exhorte à être la voix de la conscience d'un journalisme capable de distinguer
le bien du mal, le choix humain de celui qui est inhumain". "Chroniqueur
de l'histoire", le journaliste est appelé à "construire la mémoire
des faits", à travailler pour la cohésion sociale, à "dire la vérité
à tout prix", a-t-il encore estimé.
"Quand être chrétien signifiait risquer sa vie"
Pour le pape, il ne faut pas
avoir peur de “donner la parole à ceux qui ne l'ont pas”, et de raconter les
“bonnes nouvelles” qui génèrent de “l'amitié sociale”. Le journaliste ne doit
pas craindre de “renverser” l'ordre des informations.
Le 12 juin 2010, a par
ailleurs rappelé le successeur de Pierre, l'Eglise catholique a proclamé
bienheureux le premier journaliste laïc: Manuel Lozano Garrido (1920-1971). Cet
Espagnol a connu la guerre civile de son pays, “quand être chrétien signifiait
risquer sa vie”. Il est un bon exemple à suivre pour les journalistes
d'aujourd'hui, a confié le pontife.
Manuel Lozano Garrido, saint patron des journalistes
Membre actif de l'Action
catholique, connu partout sous le nom de Lolo, ce dernier a été béatifié le 12
juin 2010 dans sa ville de Linares par le cardinal Angelo Amato, préfet de la
Congrégation pour la Cause des Saints, qui représentait le pape Benoît XVI. Manuel
Lozano Garrido est le saint patron des journalistes. Il recommandait de “payer
avec la monnaie de la franchise”, mais aussi “de travailler le pain de
l'information avec le sel du style et le levain de l'éternité”. (cath.ch/imedia/pad/be)