A rebours des ”enclos” culturels, linguistiques ou encore ethniques, l'Ordre des servites de Marie doit s'apparenter à une école ”d'accueil et d'intégration”, a considéré le pape François le 25 octobre 2019. A l’occasion de leur 214e chapitre général, le pontife a reçu en audience quelques membres de cette communauté.
Devant les peurs pouvant les assaillir, les religieux doivent se montrer fidèles à l'Evangile et au Christ, a estimé le pape argentin en évoquant la crise des vocations. Le Seigneur ”seul” permet de garder l'espérance et de percevoir les ”germes” positifs au sein d’une communauté. Les ”vocations nouvelles” émergeant dans les territoires dans lesquels ces religieux sont partis annoncer l'Evangile en sont un exemple.
Il s’agit d’apprécier la beauté et la nouveauté culturelle et spirituelle de ces peuples en évitant les ”enclos” culturels, linguistiques, ethniques et les préjugés d'infériorité et de supériorité, a demandé le pontife. En effet, l'Ordre des servites de Marie doit devenir une école d'accueil et d'intégration, signe de la fraternité universelle, a-t-il appelé.
Selon l'évêque de Rome, les communautés religieuses sont devenues des laboratoires de la multiculturalité et offrent en ce sens à tous un signe du Règne de Dieu. S’il n’est pas toujours facile de vivre en harmonie avec les différences culturelles, cela devient un motif de joie grâce à l'Esprit-Saint.
Né en 1233, l'Ordre des servites de Marie est fondé par sept riches marchands florentins laïcs quittant le monde du commerce pour s’adonner à la vie religieuse. Leur piété est centrée sur une dévotion toute particulière à la Vierge Marie. Il s’agit d’un ordre mendiant de droit pontifical. (cath.ch/imedia/cg/mp)