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  • © Flickr/Lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0
    © Flickr/Lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: «Venez à la noce»

    A une époque où on aime faire la fête, voilà une parabole étonnante. Un roi organise les noces pour son fils et délègue, selon l’usage en Orient, ses messagers dont la mission spécifique consiste à inviter ou à rappeler les invitations.

    En principe, une invitation à des noces ne se refuse pas. Mais ici, étonnamment, celle-ci suscite le désintérêt et le refus. Il est vrai qu’une noce est un événement qui interrompt le cours de l’ordinaire. Il convient de s’y préparer, autrement dit de perdre la maîtrise de son temps pour se laisser déranger par la vie de l’autre.

    Or, les invités déclinent tour à tour l’invitation, même si elle vient du roi. Le commerce, les affaires, l’argent priment sur les relations humaines et fraternelles. Excuses conventionnelles qui, en ce temps inédit d’appel du roi, ne valent rien. Certains même répondent par la violence, éliminant ces messagers jugés importuns qui viennent troubler leur emploi du temps.

    La colère du roi ne se fait pas attendre. La destruction des villes et des meurtriers exprime la profondeur de la déception royale devant le refus humain de participer au festin offert gratuitement. Le refus de participer à la noce qui vient combler nos pauvretés et nos attentes équivaut au refus de la surabondance de Dieu.

    Dieu n’exclut personne, la preuve: il va aux carrefours chercher tous ceux et celles qui passent.

    Alors le roi envoie ses messagers «aux départs des chemins», comme Jésus qui allait de ville en ville et se tenait sur les places publiques. Il demande aux serviteurs d’appeler tous ceux qu’ils trouvent, faisant ainsi comprendre que le Royaume des cieux n’est pas la propriété de ces chefs d’Israël qui jugeaient de tout et se croyaient au-dessus de tous. Il n’est pas davantage la possession de ceux qui, croyant connaître le sens de la parabole, se proclament, dans l’Eglise, champions de la pureté, se soustrayant à tout jugement et à toute loi.

    Le roi, laissant à leur choix qui le refusent, appellent toute personne qui entend sa voix – «les mauvais comme les bons». A l’appel du roi, l’invité, s’il a vraiment écouté, changera d’attitude et revêtira le vêtement de noce. Malheur à celui qui pense que prendre part aux noces ne l’engage en rien et qu’il peut se présenter dans une tenue indigne.

    «Beaucoup sont appelés mais peu sont élus»: cette parole n’est pas une menace de la part de Dieu sur ceux qui ne seraient pas à la hauteur. Dieu n’exclut personne, la preuve: il va aux carrefours chercher tous ceux et celles qui passent. La réponse à l’invitation est un engagement et pas seulement un rassemblement quelconque. Prendre part au festin, c’est entrer dans la communion de celui qui invite, revêtir sa livrée et reconnaître les autres comme des frères.

    Parce qu’il s’agit d’une parabole, celle-ci nous oblige à nous situer. Sommes-nous, de ceux qui refusent poliment l’invitation? Sommes-nous de ceux qui sont prêts à éliminer les messagers de la Bonne Nouvelle? Sommes-nous de ceux qui, aux carrefours, pleins de questions peut-être, acceptent de laisser leurs occupations quotidiennes pour répondre à l’appel de celui qui les invite à accueillir sa miséricorde?

    Chantal Reynier | Vendredi 9 octobre 2020

    Mt 22,1-14

    En ce temps-là,
        Jésus se mit de nouveau à parler
    aux grands prêtres et aux pharisiens,
    et il leur dit en paraboles :
        « Le royaume des Cieux est comparable
    à un roi qui célébra les noces de son fils.
        Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
    mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
        Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :
    ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,
    mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;
    tout est prêt : venez à la noce.’
        Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,
    l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
        les autres empoignèrent les serviteurs,
    les maltraitèrent et les tuèrent.
        Le roi se mit en colère,
    il envoya ses troupes,
    fit périr les meurtriers
    et incendia leur ville.
        Alors il dit à ses serviteurs :
    ‘Le repas de noce est prêt,
    mais les invités n’en étaient pas dignes.
        Allez donc aux croisées des chemins :
    tous ceux que vous trouverez,
    invitez-les à la noce.’
        Les serviteurs allèrent sur les chemins,
    rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
    les mauvais comme les bons,
    et la salle de noce fut remplie de convives.
        Le roi entra pour examiner les convives,
    et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
        Il lui dit :
    ‘Mon ami, comment es-tu entré ici,
    sans avoir le vêtement de noce ?’
    L’autre garda le silence.
        Alors le roi dit aux serviteurs :
    ‘Jetez-le, pieds et poings liés,
    dans les ténèbres du dehors ;
    là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

        Car beaucoup sont appelés,
    mais peu sont élus. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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