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    Évangile du dimanche Evangile de dimanche : un peuple, des disciples, un coq et du parfum…

    Commence la grande semaine! Celle qui raconte le printemps de l'humanité, la Pâque, prélude de Pâques. «Ceinture aux reins, sandales aux pieds et bâton à la main». Parés pour une longue route vers l’autre rive. Au-delà de la Mer, rouge comme le sang. D’oasis en oasis, de sources vives en puits taris, de la rocaille au Rocher-Source, de révélations en gémissements, des veaux d’or à la tente du Rendez-vous, du dégoût de la marche à la saveur des cailles, de l’amertume aux jardins d’une Terre Promise.

    Au temps du Christ, les mêmes méandres sillonnent encore l’histoire: paraboles et sourdes oreilles, aveuglements et Transfiguration, promesses et reniements. Pâques n’a pas fini de s’écrire!

    "Du sommet du mont des Oliviers au sommet du Golgotha, le chemin passe par la dépression du Cédron."

    Commence la longue semaine! Celle de la création, patiente et lente durant laquelle des peuples cherchent les sentiers de la liberté. A tâtons souvent, à l’image des ces foules versatiles qui adulent et puis mordent. Elles avancent au rythme de la procession d’Echternach: deux pas en avant au son des hosannas, un pas en arrière aux hurlements des loups. Deux pas en avant à offrir leur manteau à Jésus, un pas en arrière à tirer au sort sa tunique. Agitation des palmes d’or et dégringolades.

    Du sommet du mont des Oliviers au sommet du Golgotha, le chemin passe par la dépression du Cédron. Une rivière sans eau, le plus souvent. Cédron veut dire «sale». Judas, fils choisi, un des élus, piétine l’herbe du jardin de Gethsémani, scandale aux pieds, épée et bâton à la main.

    Commence la belle semaine! Celle qui pointe vers le jour. Irrémédiablement. Les deux textes de l'évangile de Marc, celui qui relate l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, et celui qui raconte la Passion nous offrent au moins trois clins d'œil.

    Le premier est un verbe lâché à trois reprises: «détacher»! Il concerne l'âne, le plus soumis des animaux, asservi aux tâches ingrates et répétitives. Sa présence familière sent la transpiration et le labeur, sa voix rauque et ses oreilles d’endive lui ont forgé une réputation d’idiot. Le baudet évoque les temps maudits d'Egypte où l'homme était domestiqué et battu dès qu'il se risquait à faire la tête de mule! Personne ne s’émeut de sa longe. Tous estiment que sa bêtise la lui fait bien mériter. Pâques approche. Tous les verrous doivent sauter, jusqu'à celui, dérisoire, qui entrave les serviteurs de la plus basse condition: «Détachez l'âne!»

    "Avant tous les autres, aux heures où la nuit s’obstine, le coq annonce la promesse du matin et réveille Pierre enténébré dans le mensonge du reniement."

    Le second a la force explosive de ces mots auxquels rien ne résiste. Voici qu'au milieu des ténèbres, un cri surgit pour dire que le jour va se lever. Un cri encore inarticulé; un cri qui n'est pas encore un mot. Avant tous les autres, aux heures où la nuit s'obstine, le coq annonce la promesse du matin et réveille Pierre enténébré dans le mensonge du reniement.

    Avant les alléluias du matin de Pâques, un simple «cocorico» arrache à Simon-Pierre les larmes qui marquent les premiers pas de sa lente renaissance. Un coq dans le cortège des instruments de Dieu qui n'écarte aucun signe pour évoquer la vie. Fidèlement, nuit après nuit, le coq rappelle le rythme imprimé par Dieu à la création: après le soir, vient le matin! Il nous cueille dans nos léthargies et nous appelle à ouvrir les yeux sur toutes les formes de résurrection.

    Le dernier clin d’œil n’est pas un mot. C'est une odeur. Celle du parfum généreusement répandu par cette femme sans nom sur la tête de Jésus dans la maison du lépreux de Béthanie. Un air d’esclandre aux yeux des avaricieux, un avant-goût de fête au cœur des femmes du matin de Pâques. Fragrance fidèle qui rappellera aux épines de la couronne le parfum oublié des roses. Dans la nuit de la tombe scellée, avant-même le jour de Pâques, le corps de Jésus parfumé exhale une délicieuse odeur de printemps.

    Didier Berret | Vendredi 26 mars 2021

    Mc 14, 1 – 15, 47 / Mc 15, 1-39

    X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

    L. Dès le matin,
    les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,
    et tout le Conseil suprême.
    Puis, après avoir ligoté Jésus,
    ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
              Celui-ci l’interrogea :
    A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
    Jésus répondit :
    X  « C’est toi-même qui le dis. »
              L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
              Pilate lui demanda à nouveau :
    A. « Tu ne réponds rien ?
    Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
              L. Mais Jésus ne répondit plus rien,
    si bien que Pilate fut étonné.
              À chaque fête,
    il leur relâchait un prisonnier,
    celui qu’ils demandaient.
              Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
    arrêté avec des émeutiers
    pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
              La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
    ce qu’il leur accordait d’habitude.
              Pilate leur répondit :
    A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
              L. Il se rendait bien compte
    que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.
              Ces derniers soulevèrent la foule
    pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
                  Et comme Pilate reprenait :
    A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui
    que vous appelez le roi des Juifs ? »,
              L. de nouveau ils crièrent :
    F. « Crucifie-le ! »
              L. Pilate leur disait :
    A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »
    L. Mais ils crièrent encore plus fort :
    F. « Crucifie-le ! »
              L. Pilate, voulant contenter la foule,
    relâcha Barabbas
    et, après avoir fait flageller Jésus,
    il le livra pour qu’il soit crucifié.

              Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,
    c’est-à-dire dans le Prétoire.
    Alors ils rassemblent toute la garde,
              ils le revêtent de pourpre,
    et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
              Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :
    F. « Salut, roi des Juifs ! »
              L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,
    crachaient sur lui,
    et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.
              Quand ils se furent bien moqués de lui,
    ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,
    et lui remirent ses vêtements.

    Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
              et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,
    un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,
    qui revenait des champs.
              Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,
    ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).
              Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;
    mais il n’en prit pas.
              Alors ils le crucifient,
    puis se partagent ses vêtements,
    en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
              C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)
    lorsqu’on le crucifia.
              L’inscription indiquant le motif de sa condamnation
    portait ces mots :
    « Le roi des Juifs ».
              Avec lui ils crucifient deux bandits,
    l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
              Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :
    F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
                            sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
              L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
    en disant entre eux :
    A. « Il en a sauvé d’autres,
    et il ne peut pas se sauver lui-même !
                            Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;
    alors nous verrons et nous croirons. »
    L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

              Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
    l’obscurité se fit sur toute la terre
    jusqu’à la neuvième heure. 
              Et à la neuvième heure,
    Jésus cria d’une voix forte :
    X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,
    L. ce qui se traduit :
    X  « Mon Dieu, mon Dieu,
    pourquoi m’as-tu abandonné ? » 
              L. L’ayant entendu,
    quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
    F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
              L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,
    il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
    en disant :
    A. « Attendez ! Nous verrons bien
    si Élie vient le descendre de là ! »
              L. Mais Jésus, poussant un grand cri,
    expira.

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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