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  • Jésus est présenté au temple. Fresque de Fra Angelico, vers 1440
    Jésus est présenté au temple. Fresque de Fra Angelico, vers 1440 - Domaine public

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: Offrande(s) et sacrifice(s)

    Offrande, sacrifice, consécration, temple, prescriptions, tourterelles

    ou petites colombes. Le contexte est on ne peut plus religieux et sacré. Les

    parents de Jésus accomplissent ce que la Loi demande à la naissance d’un

    premier-né!

    Leur offrande de deux volatiles correspond à celle des personnes qui

    n’ont pas les moyens d’acheter une tête de petit bétail. Deux, car, d’après la

    Loi, il en faut «une pour l’holocauste et une en sacrifice pour le péché» (Lv

    12, 8). Ce geste, expression de la foi d’Israël, signifie la pleine intégration

    de Jésus dans son peuple.

    Dans cet enfant, Syméon reconnaît le Messie attendu. Cet événement le

    pousse à bénir Dieu. La parole du vieillard s’inscrit à la suite de la prière d’Elisabeth,

    de Marie ou encore de Zacharie. Ces grandes prières marquent les commencements

    de la vie de Jésus, alors même qu’il ne parle pas encore. Il est là, il est

    reconnu par quelques-uns, il ne laisse jamais indifférent, mais suscite la

    louange de Dieu.

    L’enfant présenté par ses parents remplit l’espace du Temple. Rites et

    espace sacré sont illuminés par sa présence. Mais cette lumière n’est pas

    artificielle, momentanée. Elle déborde les murs du Temple jusqu’à emplir

    l’univers. C’est la lumière du premier jour de la création, c’est celle du

    Christ ressuscité. Lumière qui donne la vie, qui nous arrache à la ténèbre et à

    la mort. Pas de lumière sans l’ombre de la croix, a compris Syméon.

    "Jésus nous ouvre à nous-mêmes. Il nous invite à le recevoir et à nous offrir à lui."

    Il ne s’agit pas d’offrir des sacrifices ou de souffrir pour mériter la

    purification et le pardon des péchés ou d’apporter des offrandes. Il s’agit

    pour nous de reconnaître que nous dépendons de Dieu, que nous avons à accepter

    d’être aimés tels que nous sommes. Il est tellement plus facile de nous

    acquitter des obligations de la Loi, de nous réfugier dans des rites rassurants

    que nous maîtrisons. Jésus nous ouvre à nous-mêmes. Il nous invite à le

    recevoir et à nous offrir à lui. En effet, à l’instar de Syméon, accueillir

    Jésus, c’est ne pas le garder pour soi, mais le donner aux autres dans le don

    de nous-mêmes.

    Désormais, le Temple n’est plus le signe de la présence de Dieu à son

    peuple. Il n’y a plus d’offrandes matérielles, il n’y a plus de rites pour

    entrer en relation avec Dieu. Dieu, en son Fils, «partage notre condition» (He

    2,14). Il est avec nous. Il se donne. Devant lui, chacun est appelé à se situer.

    Nous ne sommes sauvés que par le consentement que nous donnons au Christ.

    Cela nous conduit, comme Marie, à accepter le dénuement et la pauvreté

    scandaleuse de la croix que lui annonce Syméon. En donnant sa vie sur la croix,

    Jésus nous dit comment et jusqu’où s’exprime l’amour qu’il a pour le Père et

    pour nous. Il nous donne accès à son Père. C’est cela le pardon des péchés.

    Le culte à rendre à Dieu, c’est alors notre vie, telle qu’elle est

    aujourd’hui, remise entre les mains du Père, pour vivre, à la suite du Fils, en

    fils de Dieu et en frères des hommes, au-delà des rites et des lieux. Telle est

    la consécration à laquelle nous engage notre baptême.

    Chantal Reynier | Vendredi 31 janvier 2020

    Lc 2, 22-40

    Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
    pour la purification,
    les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
    pour le présenter au Seigneur,
    selon ce qui est écrit dans la Loi :
    Tout premier-né de sexe masculin
    sera consacré au Seigneur.

    Ils venaient aussi offrir
    le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
    un couple de tourterelles
    ou deux petites colombes.

    Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
    C’était un homme juste et religieux,
    qui attendait la Consolation d’Israël,
    et l’Esprit Saint était sur lui.
    Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
    qu’il ne verrait pas la mort
    avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
    Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
    Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
    pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
    Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
    et il bénit Dieu en disant :
    « Maintenant, ô Maître souverain,
    tu peux laisser ton serviteur s’en aller
    en paix, selon ta parole.
    Car mes yeux ont vu le salut
    que tu préparais à la face des peuples :
    lumière qui se révèle aux nations
    et donne gloire à ton peuple Israël. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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