Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • "Tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage." - Flickr/chb1848/CC BY-SA 2.0

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: demeurer

    Alors que nous sommes davantage habitués à parler de la vie chrétienne en termes de sortir de soi, de marcher avec Jésus ou de le suivre, saint Jean nous propose de "demeurer". Ce "demeurer" n’est pas synonyme d’immobilisme ou d’attachement maladif à des manières de faire du passé. Vivre en chrétien, ce n’est pas regarder en arrière et se figer dans des habitudes héritées de ceux et de celles qui nous ont précédés. Certes, nous naissons dans une société où le christianisme représente encore un héritage, plus ou moins lourd, à assumer. Pourtant, il ne suffit pas, pour être chrétien, de se reconnaître dans un certain nombre de pratiques ou de coutumes soigneusement sauvegardées.

    "Vivre en chrétien, ce n’est pas regarder en arrière et se figer"

    Vivre en disciple de Jésus, ce n’est pas seulement croire en lui et le reconnaître comme le Fils de Dieu. Le disciple est appelé à une rencontre personnelle et vivante avec le Ressuscité. Il est appelé non seulement à l’accueillir comme Seigneur, mais aussi à se laisser enseigner par lui, travailler par sa parole. C’est elle qui, en nous décentrant de nous-mêmes, nous arrache au monde de la mort pour nous faire entrer dans la liberté et la vie. Au plus profond de ce qui nous constitue intérieurement et spirituellement, nous vivons de Celui qui nous donne la vie. C’est cela être "les sarments".Les sarments que nous sommes ne sont donc pas des éléments étrangers au Christ qui est la vigne. Ils sont constitutifs du cep, inséparables de lui. "Demeurer en lui" est sans doute la chose la plus difficile, celle qui nous coûte le plus. Nous sommes toujours tentés d’aller voir ailleurs, de refuser la dépendance, de rechercher notre confort là où il y a le moins de risque possible. La dépendance est ressentie comme un lien qui nous entrave, alors que "demeurer" dans le Christ est le gage de la fécondité.

    "'Demeurer' dans le Christ est le gage de la fécondité."

    On ne demeure pas dans le Christ n’importe comment. Les sarments qui ne portent pas de fruit car ils se détachent du cep sont coupés. Quant à ceux qui portent du fruit, ils sont émondés afin d’en porter davantage. Ne craignons pas les mains de ce vigneron qui ne cherche pas à nous priver d’une part de nous-mêmes mais simplement à nous faire porter des fruits d’amour et de justice. La gloire du Père ne consiste pas à recevoir les hommages d’une cour. Elle est le rayonnement d’amour que nous lui assurons en étant pleinement humains dans la société d’aujourd’hui.Demeurer, c’est se nourrir de la Parole du Christ. C’est bénéficier de la sève qui irrigue le sarment et lui assure la croissance. C’est être lié au Christ par voie d’intégration, c’est assimiler, jusqu’au moindre recoin de notre cœur, sa vie pour la faire nôtre. "Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui" (Jn 6, 56). Ainsi non seulement le disciple demeure en Jésus mais Jésus demeure dans le disciple dans la même réciprocité.Demeurer en Lui est un défi, et, paradoxalement, c’est le principe même de notre dynamisme.Chantal Reynier | 27 avril 2018


    Jean 15, 1-8

    En ce temps-là,

    Jésus disait à ses disciples :

    « Moi, je suis la vraie vigne,

    et mon Père est le vigneron.

    Tout sarment qui est en moi,

    mais qui ne porte pas de fruit,

    mon Père l’enlève ;

    tout sarment qui porte du fruit,

    il le purifie en le taillant,

    pour qu’il en porte davantage.

    Mais vous, déjà vous voici purifiés

    grâce à la parole que je vous ai dite.

    Demeurez en moi, comme moi en vous.

    De même que le sarment

    ne peut pas porter de fruit par lui-même

    s’il ne demeure pas sur la vigne,

    de même vous non plus,

    si vous ne demeurez pas en moi.Moi, je suis la vigne,

    et vous, les sarments.

    Celui qui demeure en moi

    et en qui je demeure,

    celui-là porte beaucoup de fruit,

    car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

    Si quelqu’un ne demeure pas en moi,

    il est, comme le sarment, jeté dehors,

    et il se dessèche.

    Les sarments secs, on les ramasse,

    on les jette au feu, et ils brûlent.

    Si vous demeurez en moi,

    et que mes paroles demeurent en vous,

    demandez tout ce que vous voulez,

    et cela se réalisera pour vous.

    Ce qui fait la gloire de mon Père,

    c’est que vous portiez beaucoup de fruit

    et que vous soyez pour moi des disciples. »

    Le printemps nous donne l'occasion de visiter les églises de nos régions, également celles de nos frères protestants | photo: l'abbatiale de Payerne

    Blog La saison des églises

    Ça y est! Le printemps est là. Feuilles et fleurs sont engagées dans une merveilleuse émulation pour colorier et parfumer la nature en fête. Nos rêves aussi, dans la fièvre de tous ces renouveaux, frétillent de désirs insolites, par exemple: sortir de chez soi, aller voir ailleurs, apprécier de plus larges horizons, etc…

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.