Les vacances s’achèvent. La trêve de l’été boucle les valises. A Fribourg rien ne bouge. Silence de plomb. Mais la situation ne saurait se prolonger: le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg attend avec impatience la désignation d’un successeur à Bernard Genoud, décédé le 21 septembre 2010.
Durant l’année écoulée, la vie diocésaine a souffert par ailleurs de nombreux drames moraux et pastoraux, au sein même de son clergé. Une atmosphère étouffante règne sur cette Eglise locale, dans l’indifférence hautaine des autorités compétentes, tant au Vatican que dans les couloirs de la nonciature à Berne. Les fidèles sont tenus à l’écart des tractations qui les concernent au premier chef. Pour nombre d’entre eux, surtout les plus engagés au service de la communauté, le mépris est écrasant. Ils réclament des explications ou une décision.
Le plus malheureux de tous est sans doute le futur élu. Pour apaiser les esprits, il devra se montrer prêt au martyre des critiques qui s’apprêtent à fuser contre tout ce qu’il voudra proposer ou devra imposer. Le temps presse, la révolte gronde. Faudra-t-il distribuer des pétitions à la sortie des églises et sur les marchés pour faire entendre l’attente légitime du peuple de Dieu? Au besoin, je signerai en premier.
Albert Longchamp