Homélie du 19 avril 2026 (Lc 24, 13-35)


Père Sixtus Takang, CSSp. – Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

Bien-aimés de Dieu, bonjour.

Les lectures d’aujourd’hui nous rappellent la nécessité et l’importance de nous référer aux Écritures Saintes pour mieux comprendre ce qui est arrivé à Jésus et, ce qui nous arrive quotidiennement.

L’Eucharistie est au cœur de l’Eglise

Chers frères et sœurs, il est bien de noter que : l’Eucharistie est au cœur de l’Église (Matthieu 16, 18). L’Eucharistie est le Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Matthieu 26, 26-28), directement lié au Sacrifice de la Croix (Jean 3, 16-18).

Invités à faire chemin avec le Christ à travers la Table de la Parole

Selon l’Évangile, les disciples d’Emmaüs étaient déçus par les récits qui circulaient sur la mort et la résurrection du Christ. C’est pour cela que Jésus les a emmenés en voyage (un voyage Spirituel) et leur a expliqué les Écritures Saintes, leur révélant tout ce qui est écrit à son sujet. Aussi, nous sommes invités à faire chemin avec le Christ, à travers la Table de la Parole durant chaque célébration Eucharistique.

Chers amis dans le Seigneur, les disciples d’Emmaüs l’ont reconnu (le Christ, Ressuscité) à la fraction du pain. Ceci dit, Jésus est toujours visiblement présent parmi nous (à la Table Eucharistique), en Église, et Il continue de se révéler dans la Communion véritable avec les uns et les autres. Chaque jour Jésus se révèle et il nous nourrit (nous son peuple) par le Verbe (la Parole) qui s’est fait Chair (Jean 1, 14).

Prions avec la Très Sainte Vierge Marie, la Mère de Jésus et la Mère de l’Église. Que par son intercession, nous puissions faire chemin avec Son Fils, notre Pain Quotidien (Matthieu 6, 9-13) vers un monde meilleur. Vers un monde plein d’espérance, de partage, plein d’amour, de paix : pour que nous puissions gagner le Ciel où Dieu règne pour les siècles des siècles. Amen.

3ème Dimanche de Pâques
Lectures bibliques : Actes 2, 14..22-33; Psaume 15; 1 Pierre 1, 17-21; Luc 24, 13-35

Homélie du 12 avril 2026 (Jn 20, 19-31)

Mgr Alexandre Ineichen – Basilique de l’Abbaye de Saint-Maurice, VS


Jetés dans le monde, nous subissons les outrages du temps. Nous regrettons un passé qui n’est plus. Nous espérons un avenir qui n’est pas encore. Nous méprisons un présent qui n’est pas ce que nous voudrions qu’il soit. Rien ne semble pouvoir donc nous soustraire au temps qui passe. Nous en souffrons toujours un peu.
Même la prière n’échappe pas à cette situation. La liturgie déploie ses mystères tout au long de l’année et chaque dimanche, chaque fête, nous célébrons la source et le sommet de notre foi : la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Pourtant, nous devons sans cesse reprendre les mêmes gestes, les mêmes paroles. Parfois, cela nous lasse et nous n’y prêtons plus l’attention qu’il faut. Pire, aucune émotion ne nous saisit vraiment. Tout n’est que routine, ennui.

Il en est de même dans notre combat spirituel contre le mal. Pour une bataille gagnée, combien d’affrontements perdus ! Nous retombons dans nos mêmes travers comme si la victoire est impossible, inatteignable. Nous capitulons. L’ennemi occupe notre âme. Nous résistons, mais, comme avec le temps, comme lors de trop de nos célébrations, nous partons vaincus et avons baissé notre garde.

Comment retrouver la grâce des sacrements que nous célébrons ? Comment croire en cette éternité que nous percevons de si loin ?


Cette situation tragique, mais humaine, incite à douter. Combien cette répétition reste-elle sourde à la miséricorde de Dieu ? Comment retrouver cette fraicheur, la grâce de chacun des sacrements que nous célébrons ? Comment croire en cette éternité, que nous percevons de si loin ? Comme Thomas, « si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté », alors l’éternité n’est qu’une chimère, nos célébrations que des ersatz d’émotions par trop émoussées, notre vie spirituelle, des batailles perdues.
Ainsi, le doute de Thomas, comme notre perplexité, est une conséquence de notre enracinement dans ce temps qui nous use, dans cette répétition forcée, dans ces défaites trop fréquentes. A force d’attendre, de croire sans voir, de nous convaincre malgré tout ce qui nous pousse à ne plus croire, notre bonheur s’étiole.

Pourtant, si le temps use notre foi, si nos célébrations manquent d’espérance, si notre vie intérieure est sans charité, si nous sommes comme les Apôtres enfermés, nous savons que le Verbe fait chair, le Christ ressuscité, Dieu, nous rejoint toujours comme dans l’Évangile de ce dimanche.
En effet, au jour de Pâques, le Christ venu dans le temps manifeste l’éternité. Au jour de Pâques, nous avons avec conviction célébré la résurrection de Jésus. Au jour de Pâques, les disciples d’Emmaüs, c’est-à-dire chacun d’entre nous, avons eu le cœur tout brulant tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures.

Le Fils du Père s’est révélé dans le temps pour nous partager son éternité


Malgré le poids des jours, malgré l’ennui, malgré notre incrédulité, huit jours plus tard, c’est-à-dire dimanche, le jour de la résurrection, il nous rappelle son éternité, sa miséricorde, son amour. Le Fils du Père s’est révélé dans le temps pour nous partager son éternité. Le Verbe, la Parole de Dieu, s’est fait signe pour nous donner la vie, pour nous donner sa vie. Le Christ est devenu mortel comme nous pour nous rendre immortels comme lui.
Il fallait donc qu’il apparaisse à Thomas pour nous convaincre du miracle de Pâque. Huit jours sont passés, mais ce n’est que l’unique jour que Jésus veut nous partager. Huit jours qui ne sont que le déploiement d’un unique jour, le jour du Seigneur, jour de joie et d’allégresse.
Alors, huit égale un. Dans le temps se manifeste pour nous l’éternité.

Chacune de nos célébrations réalise ce qu’elle signifie : le don de Dieu. Le pain et le vin, c’est le Corps et le Sang de Dieu.
Enfin, notre vie trouve dans la miséricorde divine, dans l’infinie miséricorde de Dieu la possibilité d’un pardon qui nous relève toujours et nous unit à l’unique bonheur : Dieu, éternel et tout-puissant qui de huit fait un ou d’un fait huit.

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En ce dimanche de la Divine Miséricorde, « d’un seul cœur », tournons-nous vers le Christ ressuscité et présentons-lui notre action de grâce et nos supplications.

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Béni sois-tu, Seigneur, toi le gardien de notre foi ! Nous te prions pour l’Église, née des sacrements de Pâques. Seigneur, comble-la de ta joie !
« La paix soit avec vous ! » Béni sois-tu, Seigneur, toi qui nous donnes ta paix ! Nous te prions pour les gouvernants, qu’ils cherchent la paix plutôt que la guerre.
« Dans sa miséricorde, Dieu le Père, nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts. » Béni sois-tu, Seigneur, toi qui nous donnes ta vie ! Nous te prions pour toutes les personnes qui traversent une épreuve. Ô Christ, comble-les de ta joie !
« Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » Béni sois-tu, Seigneur, toi qui nous donnes la communion fraternelle et la persévérance ! Nous te prions pour les membres de notre communauté, de notre paroisse. Ô Christ, comble-les de ta joie !

Dieu Père de Jésus Christ et notre Père, ne laisse pas les portes de notre cœur se fermer du fait de l’incrédulité, mais ouvre-les toutes grandes à la présence de ton Fils. En ce premier jour de la semaine, qu’il vienne au milieu de nous et nous emplisse de sa joie, lui qui est vivant pour les siècles des siècles. Amen

Dimanche de la Divine Miséricorde
Lectures bibliques : Actes 2, 42-47; Psaume 117; 1 Pierre 1, 3-9; Jean 20, 19-31

Homélie TV de Pâques 5 avril 2026 (Jn 20, 1-9)

Frère Franck Dubois, dominicain – Chapelle du couvent Saint-François, Paris

Maintenant que les enfants sont partis pour en apprendre un peu plus sur Pâques, je peux vous dire un secret : Il faut tenir jusqu’au bout, car il y aura une chasse aux œufs à la fin de la messe, dans le jardin. Si, si ! On m’a même laissé entendre qu’il y en avait aussi caché par ici, derrière les caméras. Pour ne pas frustrer les téléspectateurs. Les œufs sont, en quelque sorte, cachés derrière la lumière. Dans l’ombre, comme souvent ce qu’il y a de plus précieux.

Rien de moins anodin qu’une chasse à l’œuf à Pâques. Je crois que nous la partageons tous cette tradition, aux quatre coins de l’Europe. Parce qu’elle enseigne aux enfants à chercher. Ce qui leur sera utile dans toute leur vie, surtout leur vie de foi.

Même le jour de Pâques, il faut chercher, comme les disciples après la résurrection

Même le jour de Pâques, il faut chercher. Même après la résurrection… comme les disciples. Parmi vos enfants, j’ai vu qu’il y en avait vraiment de tout petits. Ils seront plus rassurés s’ils y vont à deux. Car ce n’est pas rien d’oser affronter un caméraman pour monter derrière l’engin. Pas rien de s’aventurer dans un fourré où nos bons frères franciscains ont certainement caché le plus gros des lapins en chocolat. A deux, on ose s’aventurer là où ça fait peur. Parce qu’il faisait encore un peu nuit, ce fameux matin. Et ils étaient bien deux disciples pour s’encourager, dans la course comme sur le seuil de la tombe. « Vas-y, entre ! La mort rode encore dans ce lieu obscur. Je veillerai à l’entrée le temps que tu pénètres entièrement là où je n’ai fait que me pencher. »

Voyez, frères et sœurs comment disparaît tout à fait le disciple qui entre dans le roc, comme cet enfant dans le buisson. On dirait qu’il se cache pour mieux trouver. Il entre dans le tombeau comme dans un mystère. L’un se penche, et l’autre entre. Oh ! se pencher sur la poitrine du Christ, et mieux entendre battre son cœur d’homme, on l’avait déjà fait, juste avant, à la Cène. Mais entrer dans le lieu de son repos pour mieux voir, c’était inédit.

Christ est vivant, non plus gisant sur la pierre du sépulcre

Celui qui se penche a vu les linges. Mais celui qui entre, qu’a-t-il vu ? Que peut-on voir derrière la lumière ? On ne saura jamais. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il s’est caché, un temps, avec le Christ, en Dieu. Et ce court instant plongé dans les ténèbres a suffi pour que l’évidence lui saute au cœur. Christ est vivant, non plus gisant sur la pierre du sépulcre mais, assis à la droite de Dieu.

Le gamin sorti tout heureux de sa cachette partagera-t-il son œuf avec l’autre, resté au dehors à veiller ? Oui, parce que les meilleures nouvelles deviennent meilleures encore lorsqu’on les annonce. Alors, il ira crier à tous les autres ce qu’il a découvert dans le secret. Mais il sait bien pourtant, tant que ses camarades n’auront pas osé eux-mêmes confronter l’inconnu du buisson, l’étrange lumière derrière la caméra, ils ne pourront y croire tout à fait.

Certes, pour les enfants, ce n’est qu’un jeu. Mais comment ne pas penser à tous ceux qui ces jours-ci ne peuvent pas faire autrement que de s’enterrer, dans des abris de fortune ou de béton, pour fuir les bombes. Ils se cachent, mais par contrainte. Et nos prières pour eux semblent bien fragiles. Nous voudrions pourtant leur dire ce matin, leur crier de vive voix : « Courage ! Le ressuscité est avec vous, là où peut-être, à l’instant même, vous vous terrez. Christ se cache avec vous, dans cette obscurité.  Et sachez-le bien, c’est pour vous tout à l’heure que nous chantions : ‘Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai !’ Pour vous, avec vous, nous croyons cela, fermement. »

Aussi, frères et sœurs, tenons jusqu’au bout. Il n’y a pas de ténèbres si sombres que le Christ n’ait visitées. Alors oui, les enfants peuvent maintenant revenir. Tout à l’heure, dans le jardin, ils nous apprendront Pâques.

Messe de Pâques
Lectures bibliques : Actes 10, 34-43; Psaume 117; Colossiens 3, 1-4; Jean 20, 1-9

Homélie de Pâques 5 avril 2026 (Jn 20, 1-9)

Père Philippe M. Schönenberger – Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

Chers amis,
En ce jour de Pâques, j’ai une excellente nouvelle à vous annoncer : j’ai l’impression que vous ressemblez tous un peu à saint Jean.
En effet, quand l’Apôtre Jean entre dans le tombeau, il voit et il croit. Qu’est-ce qu’il voit ? Pas grand chose, en réalité : comme saint Pierre juste avant lui, l’Apôtre Jean constate que les linges utilisés pour l’ensevelissement de Jésus sont posés à plat et que le suaire qui avait entouré la tête du Christ est roulé à part. Le tombeau est vide. Jésus n’est pas là.

Pourtant, immédiatement, sur la base de ces indices, saint Jean comprend que le Christ est vainqueur de la mort, qu’il est ressuscité !
Vous, dans quelques instants, vous verrez des hosties et une coupe remplie de vin et, comme saint Jean, cela vous suffira pour comprendre, pour croire en la présence de Jésus au milieu de nous.

Vous croyez parce que vous savez que Jésus est digne de confiance


Comment pouvez-vous affirmer que l’Eucharistie, ce n’est pas, ou plutôt que ce n’est plus du pain ou du vin ? Parce que vous croyez que tout ce que dit Jésus est vrai et se réalise. Parce que vous croyez que le Christ a institué le sacerdoce pour perpétuer sa présence dans le monde. Parce que vous savez que Jésus est digne de confiance. Donc, à travers les paroles que je prononcerai au moment de la consécration, le Christ va se rendre présent au milieu de nous. Véritablement, concrètement.
Comme saint Jean, vous croyez sur la base de ce que vous voyez et de ce que Jésus nous a dit.

Seigneur augmente en moi le désir de te rencontrer


Cependant, en cette fête de Pâques, je crois qu’il y a une prière qui devrait monter de nos cœurs :
Seigneur Jésus, augmente en moi la Foi, augmente en moi le désir de te rencontrer, remplis mon cœur de ton amour.
Je suis extrêmement touché de l’attitude des Apôtres Pierre et Jean. Quand sainte Marie-Madeleine vient leur dire que le corps de Jésus a disparu, ils courent tous les deux au tombeau. Il faut retrouver le Christ. Ils ne peuvent pas perdre une minute, ni même une seconde. Leur amour de Jésus est si grand, qu’ils doivent le retrouver. Tout de suite. Immédiatement.
Je crains que cela ne soit pas toujours notre manière de vivre. Nous devrions être beaucoup plus fervents. Que faut-il donc faire pour que Jésus soit chaque jour davantage au centre de notre cœur ?
Un jour, un de mes amis, curé en Valais, a rencontré une de ses paroissiennes dans les rues de son village. Il lui demanda : « Où allez-vous ? » Elle lui répondit : « Je me rends dans le lieu de pèlerinage le plus délaissé que je connaisse. » « Ah oui, répliqua le curé, où donc ? » Alors la dame lui dit : « Notre église paroissiale ».

Chez nous, en Suisse, il est presque impossible de sortir de nos maisons sans passer devant une église. Il y en a partout, le plus souvent à quelques centaines de mètres de l’endroit où nous habitons. Prenons le temps de saluer Jésus chaque fois que nous passons devant une église. Mieux encore : chaque fois que cela est possible, entrons dans les églises qui se trouvent sur notre chemin pour saluer le Christ.
Vous le savez tous par expérience : les amitiés se cultivent. Si nous ne prenons jamais la peine d’aller à la rencontre de nos amis, de leur parler ou de leur écrire des messages, petit à petit, nous allons les oublier. Ils vont disparaître de notre vie.
Il ne faut pas que nous nous éloignions de Jésus. Que saint Pierre et saint Jean nous donnent la grâce de les imiter ; de tout faire pour aller à la rencontre du Christ ; de tout faire pour le retrouver, si nous avons l’impression qu’il a disparu de notre vie.

Ici, à Genève, il m’arrive fréquemment de passer devant l’église orthodoxe russe, à l’entrée de la Vieille-Ville et, à chaque fois, je suis émerveillé de l’attitude des fidèles. Quand ils sortent de l’église, la plupart se retournent encore à l’extérieur, devant la porte, pour saluer notre Seigneur Dieu. Certains s’arrêtent même une deuxième fois dans la rue, s’inclinent profondément et font le signe de la Croix. Quant à nous, malheureusement, il n’est pas rare que nos pensées soient déjà loin du Christ quand nous passons le pas de la porte de nos églises.
C’est d’ailleurs étonnant. Comment se fait-il que nous puissions si facilement oublier Jésus ?

Demandons la grâce de la fidélité, comme Marie-Madeleine


Saint François d’Assise le disait déjà il y a 800 ans : l’amour n’est pas aimé. Notre relation à Jésus est souvent très superficielle. Du coup, nous somme inconstants. Il suffit de quelques épreuves, d’une maladie ou d’un coup dur pour que nous abandonnions le Christ.
Demandons donc à sainte Marie-Madeleine la grâce de la fidélité. Quand le Christ meurt sur la Croix, sainte Marie-Madeleine est bouleversée. Jésus avait donné sens à sa vie ; grâce à lui, elle avait complètement changé son échelle de valeurs : Marie-Madeleine avait commencé à mettre l’amour et le respect de Dieu au sommet de ses préoccupations. Tout s’est écroulé. Tout semble inutile. Cependant, malgré tout, sainte Marie-Madeleine reste fidèle jusqu’au bout. Elle est présente au pied de la Croix au moment de la mort de Jésus. Elle veut encore lui rendre hommage en se rendant auprès de sa dépouille mortelle le matin de Pâques. Malgré les épreuves, malgré son immense déception, sainte Marie-Madeleine n’a jamais abandonné Jésus.
En ce matin de Pâques, que sainte Marie-Madeleine nous aide à vivre dans la fidélité, même quand nous avons l’impression que Jésus nous a abandonnés ; ou plutôt, que sainte Marie-Madeleine nous fasse comprendre que Jésus ne nous oublie jamais, qu’il est toujours auprès de nous, même quand nous ne sentons pas sa présence.

Vous êtes Chrétiens. Vous êtes donc appelés à être des témoins de Jésus, des témoins de sa Résurrection. Qu’en ce jour de Pâques, le Christ nous donne la grâce de grandir dans son amour, de tout faire pour aller à sa rencontre et de lui être toujours fidèles, contre vents et marées.
Jésus est ressuscité. Il est notre vie. Allons annoncer à tous nos frères et sœurs en humanité notre joie de connaître le Christ.

Messe de Pâques
Lectures bibliques : Actes 10, 34-43; Psaume 117; Colossiens 3, 1-4; Jean 20, 1-9