«Le Saint-Père a été rapidement broncho-aspiré et une ventilation mécanique non invasive a été mise en place, avec une bonne réponse au niveau des échanges gazeux» est-il précisé. Le pape est resté conscient à tout moment, coopérant aux manœuvres thérapeutiques. Il faut maintenant attendre 24 à 48 heures pour évaluer les conditions cliniques du pape après cette crise isolée.
Après cette crise, qui aurait été plus courte que celle survenue samedi dernier, les médecins ont déclaré que leur pronostic restait « réservé », mais n’ont pas parlé d’état « critique » comme cela a été le cas auparavant. « Des patients qui ont eu ce type de crise ont eu des conséquences bien pires, le pape l’a bien surmontée », a confié une source vaticane.
Le bronchospasme qui a affecté le pape désigne une difficulté respiratoire qui peut survenir chez les personnes asthmatiques, y compris les enfants. Elle est causée par l’obstruction des bronches, quand la partie inférieure est enflée, provoquant une augmentation du mucus et une contraction musculaire sous forme de spasmes qui diminue l’entrée d’air dans les poumons.
En raison de l’inhalation des vomissements, les médecins du pape ont été forcés d’opérer une bronchoaspiration : il s’agit d’une technique médicale permettant d’aspirer, par l’intermédiaire d’un fibroscope bronchique ou d’un bronchoscope (des outils comprenant un fin tuyau, utilisés notamment pour les endoscopies), des sécrétions épaisses dans la trachée et les bronches d’un malade qui n’est plus capable de tousser. (cath.ch/newsva/imedia/mp)
Maurice Page
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/le-pape-francois-a-eu-une-crise-bronchospasme/