Brahim Aouissaoui était entré dans la basilique de Nice un couteau de cuisine à la main, le 29 octobre 2020. Il y avait tué très violemment deux paroissiennes et le sacristain. Il avait revendiqué son acte par le «droit» de venger les musulmans tués dans le monde par «l’Occident».
Le djihadiste n’a montré aucun remords durant l’audience et sa dangerosité a été estimée «intacte», rapporte le journal La Croix. Pour cette raison, l’accusé a été condamné par la cour d’assises spéciale de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté incompressible. Il s’agit de la peine maximale en droit français, qui rend très improbable un retour à la liberté.
L’attaque de la basilique de Nice s’est produite dans le sillage des republications des caricature du prophète Mahomet par Charlie Hebdo, en septembre 2020. Suite à cela, des médias proches d’Al Qaïda ont appelé à frapper la France et à «égorger» des Français notamment «dans leurs églises». Le 25 septembre 2020, un Pakistanais avait blessé avec un hachoir deux personnes devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Le 16 octobre, un jeune Tchétchène avait poignardé et décapité l’enseignant Samuel Paty, qui avait montré en classe des caricatures du Prophète. (cath.ch/cx/arch/rz)
Raphaël Zbinden
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