Le cardinal italien, suspendu du collège des cardinaux électeurs depuis 2020, est poursuivi pour détournement de fonds, abus de pouvoir et subornation de témoins, dans le contexte d’un investissement effectué sur un immeuble londonien qui aurait engendré entre 139 et 189 millions d’euros de pertes pour le Saint-Siège.
Des peines ont également été requises contre les neuf autres personnes accusées, ainsi que quatre sociétés impliquées dans cet investissement. Au total, 73 ans et un mois de prison ont été requis contre l’ensemble des accusés. I.MEDIA présente l’ensemble des peines requises par le promoteur de justice (procureur), avant la reprise du procès et les plaidoiries de la défense à l’automne 2023.
Le cardinal sarde, ancien substitut de la secrétairerie d’État de 2011 à 2018, est accusé de détournement de fonds, abus de pouvoir, et subornation.
Le promoteur a requis à son encontre sept ans et trois mois de réclusion, une interdiction perpétuelle de l’exercice de la charge publique et 10’329 euros d’amende. Il a requis également la confiscation de 14,7 millions d’euros.
Ce banquier romain résidant en Suisse était le principal gestionnaire du patrimoine de la secrétairerie d’État entre 1993 et 2020. Il est accusé de fraude, détournement de fonds, abus de pouvoir, corruption, blanchiment d’argent et extorsion.
Le promoteur a requis à son encontre neuf ans et neuf mois de réclusion, une interdiction perpétuelle de l’exercice de la charge publique et 18’000 euros d’amende. Il a requis également la confiscation de 109 millions d’euros.
L’ancien fonctionnaire de la secrétairerie d’État fait l’objet de 18 chefs d’inculpation parmi lesquels ceux d’abus de pouvoir, de corruption et d’extorsion.
Le promoteur de justice a requis à son encontre 13 ans et 3 mois de prison, une interdiction perpétuelle de la charge publique et 18’750 euros d’amende, ainsi que la confiscation de 99,8 millions d’euros.
L’ancien secrétaire du substitut de la secrétairerie d’État, suspendu depuis 2019, est accusé d’abus de pouvoir et d’extorsion.
Le promoteur a requis à son encontre cinq ans et quatre mois de réclusion, une interdiction perpétuelle de l’exercice de la charge publique et 8’000 euros d’amende. Il a requis également la confiscation de 15 millions d’euros.
Le courtier italien est poursuivi pour corruption, fraude aggravée, blanchiment d’argent et extorsion.
Le promoteur a requis à son encontre sept ans et six mois de réclusion, une interdiction perpétuelle de l’exercice de la charge publique et 9’000 euros d’amende, ainsi que la confiscation de 70,3 millions d’euros.
L’avocat américain Nicola Squillace est accusé de fraude, détournement de fonds et blanchiment d’argent.
Le promoteur de justice a requis à son encontre six ans de réclusion, une suspension de l’exercice professionnel et 12’500 euros d’amende, ainsi que la confiscation de 1,2 million d’euros.
L’homme d’affaires italo-britannique a géré l’investissement de la secrétairerie d’État sur l’immeuble du 60, Sloane Avenue, de 2014 à 2018. Il est accusé de fraude, détournement de fonds, abus de pouvoir, blanchiment d’argent et corruption.
Le promoteur a requis à son encontre onze ans et cinq mois de réclusion, une interdiction perpétuelle de la charge publique et 15’450 euros d’amende.Il a requis également la confiscation de 172,3 millions d’euros.
Le financier suisse, ancien président de l’Autorité d’information financière (AIF) de 2014 à 2019, est accusé d’abus de pouvoir.
Le promoteur de justice a requis à son encontre trois ans et huit mois de réclusion, une interdiction temporaire de l’exercice de la charge publique et 10’329 euros d’amende. Il a requis également la confiscation de 15 millions d’euros.
L’ancien directeur de l’AIF de 2016 à 2021, mais qui a été suspendu à partir d’octobre 2019, est accusé d’abus de pouvoir.
Le promoteur a requis à son encontre quatre ans et quatre mois de réclusion, une interdiction temporaire de l’exercice de la charge publique et 9’600 euros d’amende.Il a requis également la confiscation de 15 millions d’euros.
L’experte en relations publiques internationales – un titre contesté par le promoteur de justice, qui n’a pas trouvé de traces concrètes de telles activités – est poursuivie pour détournement de fonds.
Le promoteur a requis à son encontre une peine de prison de quatre ans et huit mois, une interdiction perpétuelle de l’exercice de la charge publique, une amende de 10’329 euros et une confiscation de 575’000 euros.
Quatre sociétés ont également été visées par les réquisitions du promoteur de justice. Il a requis pour chacune une amende de 150’000 euros et trois ans d’interdiction des contrats avec l’administration publique. Les confiscations requises varient: 575.000 euros pour la société de Cecilia Marogna, Logsic Humanitarne Dejavnosti; et 6,7 millions d’euros pour chaque société d’Enrico Crasso: Prestige Family Office, Sogenel Capital Investement et HP Finance. (cath.ch/imedia/ic/cv/bh)
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