Il s’agissait de la première prise de parole d’un pape sur le sujet depuis les huit appels publics lancés par Jean Paul II pendant son pontificat. Après s’être exprimé, le pontife, la mine grave, a respecté un long silence, salué par les applaudissements de la foule. Le pape François a aussi étendu son intention de prière « à toutes les familles qui portent la douleur de la disparition d’une personne chère ».
Sur la place Saint-Pierre, à l’initiative du frère de la disparue, Pietro Orlandi, une centaine de personnes ont brandi le portrait de la jeune fille, ainsi que des bannières sur lesquelles était écrit son nom. En amont de l’Angélus, un sit-in avait été organisé par le frère devant le Château Saint-Ange.
La mère d’Emanuela Orlandi réside encore à l’intérieur du Vatican, dans l’appartement de fonction de son mari, décédé dans les années 1990. Ce dernier était employé de la préfecture de la Maison pontificale.
À la faveur de la sortie en octobre dernier d’une série diffusée par Netflix sur l’affaire Orlandi, l’intérêt entourant cette disparition s’est nettement accru.
En janvier dernier, le Vatican, considérant que de nouveaux éléments se présentaient, a décidé d’ouvrir une nouvelle enquête sur l’affaire – la dernière en date s’étant close en 2020. Le 22 juin, le promoteur de justice du Vatican a annoncé que son investigation se poursuivait en collaboration avec la justice italienne, et que « certaines lignes d’enquête » poursuivies ces derniers mois méritaient d’être « approfondies ».
Le pape François s’est en outre dit « très attristé » par la mort d’une cinquantaine de détenues d’un centre pénitentiaire pour femmes de Támara, au Honduras, le 21 juin dernier. Il a prié pour les défuntes et leurs familles.
« Une terrible violence entre bandes rivales a semé la mort et la souffrance », a déploré le pontife. Il a invoqué l’aide de la Vierge de Suyapa, patronne du Honduras, pour qu’elle « aide les cœurs à s’ouvrir à la réconciliation et à faire place à la coexistence fraternelle, même à l’intérieur des prisons ».
Au moins 46 femmes, faisant partie des 900 détenues de la prison de Támara, sont mortes lors d’un affrontement entre bandes rivales le 21 juin. Des prisonnières auraient enfermé certaines de leurs codétenues dans leurs cellules avant d’y mettre le feu. De nombreuses autres femmes ont été transportées d’urgence à l’hôpital. (cath.ch/imedia/cd/mp)
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