«J’utilise la musique rap pour amener des jeunes à l’Eglise. Ensuite, je les amène au Christ», a-t-il justifié, en justifiant sa méthode d’évangélisation. Il a déclaré que par sa musique, il pouvait persuader les jeunes d’éviter la drogue et de se concentrer sur les questions d’environnement et de justice sociale.
En raison de cette manière de prier, le Père Ogalo était devenu l’un des prêtres préférés des paroissiens, car il les divertissait, tout en les exhortant à cesser de consommer de la drogue. Pour son évêque, Mgr Philip Anyolo, cité par le quotidien pro-gouvernemental The Nation du 25 juillet, cette façon de prêcher est en contradiction avec l’Eglise, car cette dernière n’autorise par l’utilisation de la musique rap comme moyen de prédication.
Pour cette raison, l’abbé Ogalo a été suspendu des activités liturgiques publiques. «C’est une mesure disciplinaire contre lui», a indiqué Mgr Anyolo, précisant que le Père Ogalo «n’a pas été empêché d’assister aux offices religieux (…) Nous l’avons simplement empêché de prêcher, en utilisant le rap, pour lui donner le temps de changer ses habitudes».
Selon The Nation, la suspension de l’abbé Ogalo a suscité des réactions controversées sur les réseaux sociaux. Pour certains internautes, cette mesure est juste, mais pour d’autres, elle est «dictatoriale» et éloignera les jeunes de l’Eglise.
«L’Eglise catholique est connue pour être conservatrice dans ses doctrines. Le prêtre a eu tort d’introduire le rap dans les services de prière», écrit par exemple Charles Mulama, un utilisateur de Facebook qui soutient la décision de sa hiérarchie. En revanche, Otieno Otieno, qui s’oppose à cette mesure disciplinaire, «l’Eglise risque de perdre ses jeunes adeptes si elle ne veut pas accepter le changement». (cath.ch/ibc/be)
Jacques Berset
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