Le Saint-Siège compte-t-il aborder le sujet des chrétiens d’Orient avec Emmanuel Macron le 26 juin?
Pietro Parolin: La protection des minorités du Moyen-Orient est un des sujets qui revient toujours quand nous rencontrons des personnalités du monde de la politique. Ce sujet sera donc abordé avec le président français Emmanuel Macron, notamment en raison du rôle que la France joue dans cette région du monde. La présence chrétienne au Moyen-Orient – et comment l’assurer – sera donc très certainement un des thèmes fondamentaux lors des entretiens.
Quelles sont les principales attentes du Vatican?
Quand le Saint-Siège parle des chrétiens du Moyen-Orient, il évoque aussi les autres minorités. Nous plaidons pour ces minorités depuis longtemps. Un des points essentiels est la reconnaissance de chacun en sa qualité de citoyen. Avant d’appartenir à une religion ou une autre, chacun doit être reconnu, avec ses droits et ses devoirs égaux à ceux des autres.
Vis-à-vis des autres religions, comment dépasser les pétitions de principe sur le dialogue?
Parmi les propositions fondamentales du Saint-Siège, il y a celle d’un dialogue à plusieurs niveaux. Et notamment un dialogue de vie, qui consiste en une collaboration entre les différents acteurs : Eglise, Etat, groupes religieux, associations,… Cette collaboration est un dialogue concret, pour répondre à des problèmes concrets. (cath.ch/imedia/mp)
Maurice Page
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