Mgr Paloshi a confié au pape la préoccupation du Cimi face aux atteintes contre les droits des peuples exercées par le gouvernement du président brésilien Michel Temer. Les processus de restitution des terres indigènes marquent en particulier le pas. Le Cimi relève ainsi un démantèlement de la démocratie dans le pays, qui affecte en premier lieu les populations les plus vulnérables, dont les autochtones.
Mgr Erwin Kräutler, évêque émérite du Xingu , au nord du Brésil, et le Père Paulo Suess, conseiller théologique, accompagnaient le président du Cimi. Ils font partie du Conseil synodal, composé de 18 membres, religieux et laïcs. Ils travaillent également au sein du Réseau ecclésial pan-amazonien (Repam), dont le Cimi fait partie.
Le rapport remis au pontife souligne que 118 indigènes ont été assassinés en 2016. La même année, 106 personnes se sont suicidées. Le document rappelle également que 735 enfants autochtones âgés de moins de cinq ans sont morts cette année-là, pour des causes diverses, telles que la malnutrition. (cath.ch/jcg/rz)
Raphaël Zbinden
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