Selon des habitants de la localité cités par le journal, les victimes rentraient chez elles, après avoir participé à la messe dominicale, quand elles ont été attaquées par les hommes armés, qui avaient envahi le village à moto.
L’Association chrétienne du Nigeria (CAN) a adressé, le 19 septembre, un cri d’alarme aux dirigeants du monde, réunis à New-York, pour la 71e session annuelle de l’ONU. «Venez en aide aux nombreuses victimes de l’insurrection dans les camps ou les maisons, qui sont nues, sans emploi, orphelines, mutilées ou veuves, et aux nombreuses personnes déplacées à l’intérieur», a lancé le président de l’association, le Révérend Samson Ayokunle, dans un message, rapporté par le quotidien nigérian This Day. Il a déploré le fait que malgré la grave situation de conflit au Nigeria, la pire dans le monde, il n’y ait pas eu de réponses appropriées des pays occidentaux.
Le président de la CAN a lancé son appel en marge d’un atelier de deux jours sur le thème: «La liberté religieuse dans le nord et le centre du Nigeria». «Avec le nombre de personnes déplacées à cause des actes terroristes, la situation au Nigeria est considérée aujourd’hui par de nombreux organismes internationaux comme la plus grande crise humanitaire ou de catastrophe dans le monde», a poursuivi le révérend Ayokunde.
Selon lui, le «plus décourageant est que le pays n’ait pas reçu de réponse humanitaire importante du monde, en particulier, des nations les plus puissantes de la planète, comparé à d’autres catastrophes de moindre importance.» (cath.ch-apic/ibc/mp)
Maurice Page
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