Lors de cette rencontre organisée au Vatican par les académies pontificales des sciences et des sciences sociales, et au cours de laquelle le pape François est brièvement intervenu, les maires de nombreuses grandes villes ont signé une déclaration finale particulièrement inspirée de l’Encyclique Laudato Si’. Tous y reconnaissent, loin de la thèse des climato-sceptiques, que «le changement climatique d’origine humaine est une réalité scientifique» et que «son contrôle effectif est un impératif moral pour l’humanité». Ils s’engagent à affronter deux urgences dramatiques reliées entre elles, à savoir «le changement climatique provoqué par l’homme et l’exclusion sociale dans ses formes extrêmes de pauvreté radicale, d’esclavage moderne et traite des personnes».
Egalement signé par le pape François, ce texte énumère un certain nombre de bonnes résolutions pour les villes, au rang desquelles la maîtrise technologique, ou encore la transition vers des énergies renouvelables et à faible émission de carbone. «Le monde, précise ce texte, devrait prendre acte que le sommet sur le climat qui se tiendra à Paris avant la fin de l’année pourrait être la dernière possibilité effective de négocier des accords qui maintiennent le réchauffement provoqué par l’homme en-dessous des 2°C, et reste par précaution bien en-dessous des 2°C. Mais la trajectoire parcourue jusqu’à présent pourrait faire atteindre voire dépasser les 4°C, provoquant ainsi de graves conséquences».
Dès lors, affirme le texte, «les dirigeants politiques de tous les Etats membres des Nations unies ont une responsabilité particulière, celle de parvenir au COP21 à un accord audacieux sur le climat qui limite le réchauffement de la planète à un niveau de sécurité pour l’humanité, protégeant les pauvres et les plus vulnérables du changement climatique en cours qui met gravement en péril leur vie». Dans ce document, les maires – dont ceux de New York, Rio de Janeiro ou Paris – s’engagent aussi à favoriser «l’émancipation des pauvres et de ceux qui sont en situation de vulnérabilité, pour réduire leur exposition aux événements climatiques extrêmes et autres chocs et catastrophes économiques, sociaux, environnementaux qui alimentent la traite humaine et les migrations forcées». (apic/imedia/ami/rz)
Raphaël Zbinden
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