Laura Alari, qui écrit pour le «Quotidiano Nazionale», basé à Bologne, a publié quatre papiers révélant les conversations qu’elle a eues avec des prêtres de la région qu’elle avait approchés sous prétexte de se confesser, rapporte le 13 mars 2015 l’agence d’information américaine «Catholic News Agency» (CNA). La journaliste s’est rendue à plusieurs reprises dans le confessionnal, évoquant de faux problèmes personnels. Elle a ainsi prétendu être une mère lesbienne demandant le baptême pour sa fille, une femme cohabitant avec sa partenaire de même sexe, ainsi qu’une divorcée remariée, recevant la communion chaque dimanche.
Le cardinal Caffara a indiqué, le 11 mars, que les articles écrits sur la base des réponses des prêtres constituaient une grave atteinte à la vérité de la confession, un sacrement de la foi chrétienne.
Il a estimé que ce genre d’actes mettaient en péril le lien de confiance nécessaire entre le confesseur et le pénitent. Le prélat a rappelé que la divulgation du contenu d’une confession était considérée au sein de l’Eglise comme l’un des plus graves crimes. Un ecclésiastique qui s’en serait rendu coupable peut être renvoyé à l’état laïque.
Mgr Caffara a également souligné que Laura Alari avait en outre commis une faute professionnelle et déontologique. Enzo Iacopino, président de l’ordre des journalistes professionnels, a indiqué à la revue de l’épiscopat italien «Avvenire» que leurs règles éthiques interdisaient, sauf cas extrêmes, à un reporter de dissimuler sa véritable identité et de mentir.
Andrea Cangini, rédacteur en chef du «Quotidiano Nazionale», a défendu sa journaliste, en affirmant que c’était la seule façon d’avoir une vision non-biaisée du comportement des prêtres dans les paroisses de base. (apic/cna/rz)
Raphaël Zbinden
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