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    Togo: les évêques nient un financement douteux

    La Conférence des évêques catholiques du Togo (CET) a démenti les allégations du gouvernement sur l'existence de «financement douteux» dans les activités de sa commission Justice et Paix. «Nos messages sont dictés par la fidélité à l’évangile et par la recherche du bien commun», ont déclaré les évêques.

    Dans une déclaration publiée à l’issue d leur XXIIe session ordinaire, tenue  du 15 au 18 octobre 2019 à Daluag, diocèse de Dapaong, au nord du pays, elle a précisé avoir «toujours invité les prêtres à éviter tout affichage de positions politiques partisanes et de militantisme en faveur des partis politiques».

    Cette mise au point fait suite au

    motif invoqué, il y a quelques mois, par le gouvernement togolais, pour refuser

    l’accréditation à l’ACAT (Action chrétienne pour l’abolition de la torture et

    de la peine de mort), lors des élections législatives de la fin de l’année

    dernière.

    L’organisation chrétienne et ses

    partenaires voulaient déployer 3000 observateurs électoraux à travers le pays,

    pour ce scrutin. Les dirigeants du pays avaient alors invoqué comme prétexte,

    que la Commission justice et paix, partenaire de l’ACAT, bénéficiait de «financements

    douteux».

    «On attend de voir si finalement,

    pour la présidentielle, cette accréditation sera accordée, au cas où cette

    association se décidait à nouveau de déployer un tel nombre d'observateurs à

    travers le pays», a indiqué la CET. Cette prochaine élection présidentielle

    aura lieu en 2020 à une date non encore fixée. A ce sujet, les évêques togolais

    ont invité tous les candidats et les institutions de la république concernées,

    à conduire «le processus dans la paix, la transparence, la justice et le

    respect de la volonté des citoyens».

    Ils ont aussi convenu de mettre en place un bureau de «signalisation des abus sexuels dans chaque diocèse» dont on ignore encore les structures de fonctionnement. Ils ont exhorté les chrétiens, à ne pas démissionner de leurs engagements socio-politiques, qui font également partie de leur mission de baptisés.

    Ils ont lancé un appel aux

    paroisses, institutions de l’Eglise, et à tous les fidèles pour soutenir les

    séminaires, non seulement par la prière, mais aussi matériellement et

    financièrement.

    Car, à cause de la diminution «sensible»

    des subsides accordés par le Saint-Siège et du coût élevé de la vie, les

    formateurs des trois grands séminaires du Togo ont vivement souhaité que ces

    institutions qui préparent les futurs prêtres soient davantage  aidées sur

    le plan économique. (cath.ch/ibc/bh)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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