Les évêques togolais ont choisi le Vendredi Saint pour organiser une célébration de purification et de repentance. Le but: accompagner le processus d’apaisement et de réconciliation national.
Cette célébration s'inscrit dans le sillage de la réparation souhaitée par l’Etat des actes de violence commis lors des crises socio-politiques qui ont secoué le pays de 1958 à 2005, faisant plus de 22'000 victimes.Dans un communiqué de presse, les évêques affirment: "Le Vendredi Saint, jour du grand sacrifice (…), jour de jeûne, d’abstinence et de prière, n’est-il pas le jour du grand pardon et de purification?" Ils appellent les citoyens, les autorités politiques, la population dans son ensemble, ainsi que "les bourreaux présumés" et les nombreuses victimes, à un examen responsable de leur conscience, afin d’ouvrir leur cœur à la puissance purificatrice et à la miséricorde de Dieu.Dans cette perspective, ils demandent que des intentions de prière ou une célébration dédiée à cette intention complètent les célébrations du Chemin de Croix qui auront lieu cet après-midi dans tout le pays. (cath.ch/ibc/pp)