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    Les évêques ont abordé la question des 'viri probati' dès le premier jour du Synode sur l'Amazonie en 2019. © Flickr/Mazur

    Synode: la question des viri probati abordée dès le premier jour.

    La question des viri probati a été débattue dès le premier jour du Synode sur l'Amazonie, le 7 octobre 2017. Répondre au manque de prêtres en Amazonie est une “nécessité légitime”, mais elle ne saurait conditionner une réexamen substantiel de la nature du sacerdoce dans l’Eglise de rite latin, ont estimé des participants.

    Chaque journée du synode est divisée en deux

    sessions, une le matin et une seconde l’après-midi débutant à 16h30. Pour les

    premières journées de l’assemblée, les participants sont réunis en

    congrégations générales. Si ces rencontres se déroulent à huis clos, le Bureau

    de presse du Saint-Siège communique ensuite une synthèse des échanges de

    l’après-midi.

    A ainsi été abordé dès la première journée de

    travail le sujet des viri probati probati – l’ordination d’hommes

    mariés respectés d’âge mûr – qui, rappelle la synthèse, est une des

    “propositions” apportées par l’Instrumentum laboris pour permettre la

    célébration des sacrements là où l’absence de prêtres est particulièrement marquée.

    En effet, certains villages amazoniens peuvent rester jusqu’à deux ans sans

    recevoir la visite d’un prêtre.

    Pour certains membres de l’aula, il s’agit

    de répondre à une nécessité légitime, mais

    cet état de fait ne saurait conditionner un réexamen substantiel de la “nature”

    du sacerdoce et de son rapport avec le célibat, tel qu’il est prévu au sein de

    l’Eglise catholique de rite latin.

    Ces participants suggèrent plutôt de

    renforcer la pastorale vocationnelle auprès des jeunes indigènes, afin de

    renforcer l’évangélisation du territoire. Le but serait aussi d’éviter de c

    réer une division entre ceux qui peuvent avoir facilement accès à l’eucharistie

    et ceux pour qui cela n’est pas possible.

    L'engagement des jeunes

    Si ce sujet est un des plus délicats du synode pour l’Amazonie, il n’est pas le seul à avoir été évoqué lors de la première journée d’échanges. Les participants sont ainsi revenus sur l’importance de l’engagement des jeunes dans le combat écologique, citant l’activiste suédoise Greta Thunberg. Le “cœur jeune”, s’est-il dit dans l’aula, veut construire un monde meilleur et représente une Doctrine sociale en mouvement. Il s’agit ainsi d’un défi positif pour l'Eglise, la poussant à dialoguer avec les jeunes pour l’aider à discerner et à aller au-delà des slogans dans cette question de vie ou de mort.

    Toujours sur le plan

    écologique, les participants ont estimé que le climat était un bien mondial qui

    doit être protégé et préservé. Selon eux, il est nécessaire de mettre fin à

    l’utilisation de combustibles fossiles, en particulier dans les pays

    industrialisés, “plus grand responsables de la pollution”. De même, les nappes

    phréatiques ont été l’objet d’échanges appelant à les préserver des contaminations

    chimiques. Il y a ainsi une préoccupation particulière face aux activités

    extractives massives et aux abus de certaines entreprises qui ont de graves

    conséquences pour les autochtones. Pour les participants au synode, c’est donc

    un nouvel équilibre entre l’homme et la nature qui doit être trouvé.

    “Ecosystème ecclésial”

    Tout comme il existe un écosystème à

    préserver, les participants au synode ont souligné qu’il existait une merveilleuse

    biodiversité spirituelle en Amazonie. Pour que celle-ci puisse apporter sa contribution

    à la catholicité de l’Eglise, il faut dépasser les formes de colonialisme qui

    ont pu caractériser la mission dans les siècles passés. Il est ainsi nécessaire

    de favoriser la préservation des identités culturelles de la région.

    Par exemple, ont proposé des

    voix dans l’aula, les rites indigènes – s’il ne s’agit pas de

    superstitions – peuvent être vus avec bienveillance pour s’harmoniser avec le vrai

    esprit liturgique. Il a donc été demandé de partager les expériences de

    célébrations inculturées de sacrements comme le baptême. La mise en place ad

    experimentum d’un rite catholique amazonien a été évoquée par certains pour

    souligner l’existence de cet “écosystème ecclésial”.

    Election des commissions

    Par ailleurs, les Pères synodaux ont

    élu les membres de deux commissions. A la Commission pour l’information ont

    ainsi été désignés : Mgr Erwin Kräutler, prélat émérite de Xingu (Brésil); Mgr

    Rafael Cob García, vicaire apostoliquse de Puyo (Equateur); Mgr José Ángel

    Divassón Cilveti, ancien vicaire apostolique de Puerto Ayacucho (Venezuela); et

    le Père Antonio Spadaro, directeur de La Civiltà Cattolica.

    Ont aussi été élus quatre

    membres de la Commission pour l’élaboration du document final : Mgr Mario

    Antonio Da Silva, évêque de Roraima (Brésil); Mgr Héctor Miguel Cabrejos Vidarte,

    archevêque de Trujillo (Pérou) et président de la Conférence épiscopale

    péruvienne; Mgr Nelson Jair Cardona Ramírez, évêque de San José del Guaviare

    (Colombie); et Mgr Sergio Alfredo Gualberti Calandrina, archevêque di Santa

    Cruz de la Sierra (Bolivie). (cath.ch/imedia/xln/bh)

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