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    Maria Sabov, son mari Viktor et leur trois enfants © DR

    Rome: Quand papa ou maman est au Synode

    Fait nouveau pour un synode des évêques, 26% des 368 membres votants du synode sur la synodalité, qui se tient actuellement à Rome, ne sont pas évêques. Parmi les 96 délégués laïcs figurent plusieurs parents, dont certains ont de jeunes enfants.

    Pour les parents participant au synode sur la synodalité, continuer à s'impliquer dans leur vie familiale implique de jongler non seulement avec des emplois du temps chargés, mais aussi avec un décalage horaire important, relève un reportage du magazine américain National catholic Register .

    Kelly Paget, l'une des dix délégués non-évêques d'Océanie, en sait quelque chose. Sa ville de Broken Bay, en Australie, juste au nord de Sydney, à un décalage de neuf heures avec la Cité du Vatican.

    Fort heureusement, les pauses café du synode coïncident avec l'heure à laquelle ses trois garçons - âgés de 13, 10 et 6 ans - vont au lit, ce qui lui permet de participer à leur routine du coucher. «Je suis en mesure d'échanger ma famille en visio, de faire les prières du soir avec mon mari et mes garçons, et de leur souhaiter bonne nuit», explique celle qui est chancelière du diocèse de Broken Bay.

    Epouse de prêtre

    Il y a quelques jours, Maria Sabov a reçu un appel inattendu de son fils Pavlo, âgé de 9 ans, alors qu'elle se trouvait dans une réunion importante. Il avait besoin d'aide pour ses devoirs. Cette mère de trois enfants, âgée de 37 ans, a rapidement répondu aux questions de son fils dans leur langue maternelle, l'ukrainien, avant de se remettre au travail. «Mes collègues délégués dans la salle Paul VI ont plaisanté en disant que les responsabilités parentales n'ont pas de pause, même pour un synode.» Maria est l’épouse de Viktor, un prêtre gréco-catholique ukrainien de Mukachevo. Ils sont parents de trois enfants de 15, 13 et 9 ans.

    José Manuel De Urquidi profite aussi des pauses pour parler avec ses trois enfants, âgés de 10, 7 et 4 ans, installés à Dallas, au Texas. Il sont alors sur le chemin de l'école, puis sur le chemin du retour, juste avant qu'il ne se prépare à aller se coucher à Rome.

    Ce quadragénaire s'entretient également avec sa femme lorsqu'il quitte la salle du synode à Rome chaque soir à 19 h 40. Ils discutent de la logistique familiale et prennent des décisions ensemble. «C'est important, très important», souligne José, fondateur et directeur général du réseau Juan Diego, de podcasts catholiques latinos.

    La séparation est moins difficile pour le diacre belge Geert De Cubber, 50 ans. Mais il n'était pas chez lui pour l’anniversaire du deuxième de ses trois garçons (22, 21 et 19 ans). «Nous avons eu une longue conversation au téléphone, parlant de choses normales entre père et fils», a déclaré le diacre du diocèse de Gand.

    Un discernement en famille

    Les parents présents au synode reconnaissent qu'il est difficile d'être loin de chez soi pendant tout un mois, mais ils savaient à quoi s'attendre lorsqu'ils ont accepté de venir.

    Tous ont expliqué qu’il avait fallu faire un discernement pour déterminer si leur déplacement à Rome pour le synode avait un sens pour eux et leurs familles.

    «Nous avons tenu un 'synode familial’ avec ma femme et nos trois garçons», explique Geert de Cubber. «Tous m'ont tous encouragé à venir, mais si l'un d'entre eux ne l'avait pas fait, je ne serais pas à Rome en ce moment».

    Pour l’Ukrainienne Maria Sabov, en provenance de Berehove, dans l'ouest du pays, la décision a été rendue encore plus complexe par la guerre avec la Russie. En outre en tant qu'épouse du prêtre, elle joue également un rôle essentiel dans sa communauté paroissiale. Après discussion avec son mari et ses enfants,  tous ont convenu que le synode était une occasion importante pour elle de représenter leur pays. «C’est une responsabilité, une mission importante et un honneur pour moi.»

    Pour Kelly Paget, c'est son mari, Chris, qui l'a aidée à s'ouvrir à la possibilité de participer au synode, l'encourageant à «dire oui, et si tu es censée être là-bas, nous ferons en sorte que cela fonctionne». Ses enfants et son mari lui manquent énormément, mais elle précise que ses parents et ses beaux-parents ont contribué à la prise en charge de la famille. «Je suis très heureuse que mes enfants ne manquent ni d'amour ni d'attention.»

    Avis parental

    Les parents du synode pensent qu'ils ont quelque chose de particulier à apporter et sont reconnaissants d'y être inclus. C’est le cas de Kelly Paget, maman d’un enfant autiste. «J'ai essayé d'être aussi vulnérable que possible pour partager mon histoire dans l'espoir qu'elle puisse aider beaucoup d'autres personnes qui aspirent à se sentir bienvenues dans leurs communautés paroissiales.»

    Le diacre De Cubber fait remarquer que le fait d'être parent implique de «savoir ce que c'est que de discerner ensemble. Une famille - la plus petite communauté de foi possible - est un petit synode, pourrait-on dire.»

    Maria Sabov a été honorée de partager son point de vue de catholique orientale et de souligner «l'importance de soutenir les valeurs familiales dans la communauté de l'Église».

    Un anniversaire avec le pape François

    Pour Jose De Urquidi, la participation au synode lui a permis d'offrir à sa fille aînée, Inés, une expérience qu'elle n'oubliera jamais: une fête d'anniversaire avec le pape. Sa  fille et sa femme lui ont rendu visite à Rome à l'occasion de l'anniversaire de la fillette de 10 ans. Elles ont pu entrer dans la salle Paul VI et toute l'assemblée synodale lui a chanté «Joyeux anniversaire». Le pape François a partagé avec elles des biscuits argentins traditionnels. «Merci d'avoir prêté ton papa à l'Église», lui a-t-il dit. (cath.ch/ncr/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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