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    le Père Joseph Hanna Ibrahim Hovsep Bédoyan, prêtre de l’Eglise catholique arménienne de Qamichli © Vatican Media

    Prêtres arméniens assassinés en Syrie par les djihadistes de Daech

    Les djihadistes de Daech, l'Etat islamique, ont assassiné le Père Joseph Hanna Ibrahim Hovsep Bédoyan, prêtre de l’Eglise catholique arménienne de Qamichli, ainsi que son père Abraham Bédoyan, prêtre retraité, le 11 novembre 2019. Les deux prêtres sont tombés dans une embuscade tendue par les terroristes dans la Djezireh, au nord-est de la Syrie.

    L'Etat

    islamique a revendiqué cet assassinat. Les deux prêtres se trouvaient dans leur

    véhicule sur la route qui relie la ville de Qamichli, sur la frontière

    turque, à Deir Ezzor, dans l'Est de la Syrie, quand leur véhicule a été pris

    pour cible par des hommes armés. Le troisième homme qui les accompagnait, Fati

    Sanon, a été blessé.

    Collaboration avec l’Œuvre d’Orient

    Hovsep Bédoyan, prêtre arménien catholique, était

    particulièrement actif pour les projets de reconstruction et d’accueil des

    populations réfugiées dans l’Est de la Syrie et se rendait sur un chantier de

    l’Œuvre d’Orient, une organisation d’entraide au service des chrétiens d’Orient

    placée sous la

    protection de l’archevêque de Paris.

    Ce double assassinat a été revendiqué par le groupe

    Etat islamique, qui a diffusé le document d'identité du Père Ibrahim. Selon Jérémy

    André Flores, un journaliste indépendant qui connaissait bien le prêtre

    arménien, ce double meurtre pourrait être lié à un "besoin de légitimité" du nouveau

    chef de Daech, Abou Ibrahim

    al-Hachemi al-Qourachi. Le groupe terroriste avait en effet prêté allégeance à

    Qourachi le 31 octobre 2019, peu après l'élimination par les Américains d'Abou

    Bakr Al Baghdadi, appelé aussi "calife Ibrahim".

    Les forces kurdes interpellées

    Tout au long du conflit qui déchire la Syrie depuis

    2011, la ville de Qamichli, dominée par les forces kurdes mais où demeure une

    petite communauté arménienne, a été le théâtre d’attentats meurtriers, dont

    certains revendiqués par l’Etat Islamique

    dont les cellules dormantes ont été réactivées à la faveur de l’agression

    militaire turque dans la région, avec la participation de supplétifs

    djihadistes.

    L’Œuvre d’Orient condamne dans un communiqué les

    trois explosions qui ont eu lieu lundi 11 novembre 2019 à proximité des églises

    à Qamichli. Elle "s’indigne que la question des chrétiens en Mésopotamie

    syrienne soit systématiquement oubliée et escamotée. De nombreuses communautés

    chrétiennes vivent dans cette région et souhaitent y demeurer".

    L'organisation catholique rappelle que les Kurdes

    ont combattu Daech "et subissent

    l’agression inacceptable de l’armée turque et pour cela méritent notre

    considération". Elle estime que les Kurdes "doivent respecter et

    prendre en compte cette présence ancienne de communautés chrétiennes de

    diverses confessions (catholiques, orthodoxes, …) Ces chrétiens ont pour la plupart

    fui le génocide, perpétré par l’Empire Ottoman avec le soutien d’une partie de

    la population kurde en 1915".

    Les communautés chrétiennes doivent pouvoir rester sur leurs terres ancestrales

    Pour l’Œuvre d’Orient, "la communauté

    internationale a l’obligation morale d’assurer la sécurité de ces communautés

    chrétiennes et leur maintien dans leurs terres ancestrales. Les autorités

    kurdes et les autorités syriennes doivent également assurer la sécurité des

    communautés chrétiennes ainsi que les possibilités de retour des personnes qui

    en ont été chassées".

    Pour une justice internationale

    Elle souligne que l’action des terroristes en

    Syrie, comme en Irak, a été "une action génocidaire au sens du code pénal

    français (article 211-1) et que les victimes ne sont pas les personnes qui ont

    rejoint Daech en toute connaissance

    de cause, mais les personnes torturées, chassées, ou tuées par les groupes les

    plus violents. Ce terrorisme est certes le fait de Daech, mais il y a beaucoup d’autres groupes qui se livrent à ces

    actes de violence".

    Et l'organisation catholique affirme qu'il faut

    absolument clarifier les relations que certains Etats entretiennent avec ces

    groupes, estimant urgent de mettre en place une justice internationale qui juge

    les criminels comme cela a été fait dans d’autres situations (Afrique,

    Cambodge, Balkans…) (cath.ch/vaticanmedia/oeuvred'orient/be)

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