“Ne cédez pas au découragement” face à une société qui semble souvent vous oublier, a lancé le pape François à des personnes âgées qui l’attendaient dans la cathédrale catholique de Riga le 24 septembre 2018.
A l’issue de la prière œcuménique à la cathédrale protestante de Riga, le successeur de Pierre s’est dirigé vers le siège épiscopal catholique, la cathédrale Saint-Jacques. Il était prévu qu'il s'y rende en papamobile ouverte, mais en raison de la forte pluie, il a finalement pris une voiture fermée.
Le "wagon de queue" de la société
A l’intérieur de l’édifice religieux, le pape était attendu par des personnes âgées. Celles-ci, a-t-il salué dans son allocution, on traversé “toutes sortes d’horreur” : la guerre, la répression, la persécution, l’exil. “Ni le régime nazi ni le régime soviétique” n’ont diminué leur foi. “Vous avez combattu le bon combat”, a-t-il affirmé, en paraphrasant la seconde lettre de saint Paul à Timothée.Pourtant, a-t-il dénoncé, alors que leur génération a “lutté”, s’est “dépensé corps et âme” pour la liberté du pays, les personnes âgées semblent être “oublié[e]s dans la vie quotidienne”. Elles sont trop souvent le “wagon de queue” d’une société qui les soumet à l’exclusion et parfois à la misère. Et ce, au nom de la liberté, s’est offusqué l’évêque de Rome.
Un témoignage vivant de constance
Face à ce constat, “ne cédez pas au découragement”, a-t-il toutefois demandé. Car en gardant “endurance et espérance”, les personnes âgées deviennent un “témoignage vivant de constance”. Leur exemple témoigne aussi que “le fait d’écarter [les anciens] crie” vers Dieu. Il a ainsi invité les personnes présentes à être les “racines vivantes” afin que les jeunes “s’y greffent”.A l’issue de cette rencontre dans la cathédrale, le pontife doit déjeuner à la résidence archiépiscopale avec les huit évêques du pays. Il se rendra ensuite en hélicoptère au sanctuaire marial d’Aglona, à environ 200km au sud-est de Riga. (cath.ch/imedia/xln/rz)