Le cardinal Pietro Parolin encourage la communauté internationale à agir en faveur des 41 millions de victimes de la traite humaine. Le secrétaire d'Etat du Vatican intervenait le 26 septembre 2019 à New York devant le 'Groupe d'amis unis contre la traite des êtres humains'.
Pour que les efforts de
la communauté internationale deviennent réellement efficaces pour lutter contre
la traite humaine, il faudrait accompagner les programmes politiques de
campagnes d'éducation et de sensibilisation, a-t-il déclaré.
Crime contre l'humanité
La traite des êtres
humains est l'une des réalités "les plus sombres et les plus révoltantes"
qui soient, a déploré le prélat italien. Quelque 41 millions de personnes sont "prises
au piège", a-t-il souligné, de ce que le pape François qualifie de "plaie
ouverte sur le corps de la société contemporaine" ou encore de crime
contre l'humanité.
Malgré la mobilisation de
la communauté internationale pour prévenir, réprimer et punir la traite des
personnes, les seuls "engagements solennels" ne suffisent pas, a
affirmé le cardinal Parolin. Pour que les efforts soient réellement efficaces,
des progrès sont nécessaires dans l'identification et la résolution des
facteurs pouvant rendre les personnes vulnérables à la traite humaine. Pour
cela, il faut selon lui des programmes politiques précis, accompagnés de
campagnes d'éducation et de sensibilisation.
Lutter contre la "mondialisation de l'indifférence"
Il s'agit donc selon lui
de toujours mieux promouvoir les partenariats entre les institutions
gouvernementales, le secteur privé, les universités, les médias, la société
civile et les organisations confessionnelles.
"La seule réponse
adéquate au phénomène de la traite humaine est une mobilisation mondiale de
fraternité, de solidarité et d’engagement capable de remédier à la
mondialisation de l’indifférence", a-t-il affirmé
A ce titre, deux
partenariats mondiaux de ce type existent par exemple au sein de l'Eglise
catholique, s'est ainsi réjoui le chef de l'administration vaticane: le groupe Santa Marta et Talitha Kum. Le premier est une alliance internationale de chefs de
police et d'évêques cherchant une meilleure coordination entre les forces de
l'ordre et les organisations confessionnelles dans la lutte contre la traite
des êtres humains. Tandis que le second est un réseau de religieuses de 77 pays
des cinq continents se coordonnant pour aider les victimes de trafic sexuel ou
de traite humaine.
Le 'Groupe d'amis unis
contre la traite des êtres humains' est une association ouverte à tous les
Etats membres des Nations Unies. Son objectif est d'aider à redynamiser et à
durcir la lutte mondiale contre la traite des personnes. Pas moins de 20 pays
en font actuellement partie. (cath.ch/imedia/pad/be)