Centrant sa catéchèse hebdomadaire sur le thème de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, le pape a affirmé lors de l'audience générale du 22 janvier 2020 que la pratique de l’hospitalité, "importante vertu œcuménique", peut contribuer à unir le peuple chrétien.
Le pontife a souligné à
cette occasion que l'accueil des migrants était un vecteur d'unité des
chrétiens. "Travailler ensemble" au service de l'hospitalité conduira
à rendre tous les chrétiens meilleurs et plus unis, a-t-il déclaré.
A l'occasion de la
Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier, le pape a
délivré une catéchèse sur le passage de l'Evangile racontant l'arrivée de
l'apôtre Paul à Malte.
Dans ce passage des Actes
des apôtres (Act 28, 2), Paul et ses compagnons sont pris au piège par la
tempête. Confiant, "l'apôtre des Gentils", c’est-à-dire des non-juifs
(du latin Gentiles, les ‘nations’), les rassure, certain qu'ils sont dans la main
de Dieu. Peu après, ils sont reçus par les habitants de Malte, pourtant païens,
qui leur offrent un témoignage d'une "rare hospitalité".
Face à la détresse de tant de migrants...
Devant la détresse de
tant de migrants qui tentent de fuir les violences, la guerre et la pauvreté, les
chrétiens doivent travailler ensemble "pour leur montrer l'amour de Dieu
révélé en Jésus Christ", a insisté le pontife. Il est de leur devoir de
leur témoigner que chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu.
"Travailler ensemble
pour vivre l'hospitalité" peut rendre tous les chrétiens, qu'ils soient
orthodoxes, catholiques ou protestants meilleurs et les unit: telle est "la
volonté de Dieu pour nous", a expliqué le pape François. Les divisions qui
subsistent entre eux empêchent les chrétiens de mener à bien cette mission,
a-t-il déploré.
L'hospitalité entre
chrétiens est également une importante "vertu œcuménique". Ce n'est
pas un acte de générosité à sens unique, a encore expliqué le pape, mais un don
pour celui qui accueille car le Seigneur a aussi semé son Esprit saint chez les
autres chrétiens. C'est également une attitude qui demande de l'attention. Le
pontife a ainsi déploré les querelles entre les missionnaires de différentes
confessions. Dans son propre pays, en Argentine, il avait ainsi vu des
catholiques brûler les tentes de protestants. "Ceci n'est pas chrétien",
s'est-il attristé.
Prier pour la paix entre les nations
Face à la pauvreté, la
solitude, le mépris ou encore les discriminations, les chrétiens en peuvent pas
rester insensibles, le cœur "anesthésié", a estimé le pape devant les
arabophones.
S'adressant aux pèlerins
polonais, il les a encouragés à méditer sur le thème de la Semaine pour l'unité
des chrétiens: "Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire". Il
a également salué l’Institut œcuménique de Bossey, une institution du Conseil œcuménique
des Eglises (COE), basée à quelque 25 km de Genève, qui se veut lieu de
rencontre entre les religions.
Le 25 janvier prochain, a
enfin rappelé le chef de l'Eglise catholique, des millions d'Asiatiques
célébreront le Nouvel An Lunaire. Il leur a adressé ses "salutations
cordiales", souhaitant que les familles puissent être des lieux où on
éduque à l'hospitalité et à la sagesse. A tous, il a enfin demandé de prier
pour la paix et la solidarité entre les nations, des dons selon lui nécessaires
pour le monde d'aujourd'hui. (cath.ch/imedia/cg/be)