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    A l'occasion du Nouvel an, les juifs soufflent dans le chofar © chandelierswing/Flickr/CC BY-NC-ND 2.0

    Nouvel an: un monde de traditions

    Une bonne partie de la planète est entrée dans une nouvelle année, selon le calendrier grégorien. Mais bien d’autres traditions et calendriers existent, souvent liés à une religion particulière. Petit tour d’horizon des célébrations du Nouvel an que l’on peut trouver dans le monde.

    La coutume du réveillon de la Saint-Sylvestre, qui consiste

    à fêter l’arrivée du nouvel an en veillant jusqu’à minuit le soir du 31

    décembre, est indiscutablement la plus pratiquée dans le monde. Largement

    suivie dans les pays de tradition chrétienne, elle fait aussi référence dans

    bien d’autres pays.

    Une fête aux origines multiples

    La fête du Nouvel an est globalement vécue comme une

    manifestation profane. Les origines de la Saint-Sylvestre ne semblent en outre

    n’avoir aucun rapport avec le saint du même nom.

    Saint Sylvestre était un pape qui vécut de 270 à 355. Il est surtout connu pour son combat contre la doctrine d’Arius de Constantinople qui niait la nature divine de Jésus. Il est fêté le 31 décembre, qui correspond à la date de sa mort. Certains historiens avancent que ce saint a été choisi comme «patron» du Nouvel an uniquement pour son nom qui évoque la forêt. La nature est en effet très importante dans les symboliques et traditions héritées de l’antiquité, qui sont très vraisemblablement à l’origine de la fête.

    Le pape Sylvestre Ier (270-355)
    Le pape Sylvestre Ier (270-355)

    Car les célébrations du Nouvel an existaient bien avant la

    naissance de ce pape. Ces racines apparaissent multiples et se perdent dans la

    nuit des temps. Les traditions qui lui sont associées sont issues d’un mélange

    des croyances populaires et religieuses liées au solstice d’hiver.

    Pour les juifs, un temps de pénitence

    Mais d’autres conceptions du temps existent dans le monde,

    qui placent le Jour de l’an à d’autres dates. C’est le cas du calendrier

    hébraïque, pour lequel la nouvelle année commence en septembre ou en octobre,

    selon le calendrier grégorien.

    Littéralement, Roch Ha-Chanah signifie, «tête de l’année».

    Ce Nouvel an juif correspond au jour anniversaire de la création du monde,

    selon le récit de la Genèse. Roch Ha-Chanah dure deux jours et est célébré le

    1er et le 2 du mois de Tichri. La fête marque le début des dix jours de

    pénitence, au cours desquels l’on se doit de penser aux fautes commises tout au

    long de l’année, et d’en demander pardon à Dieu. Cette période d’introspection

    et de repentance se conclut par le Grand Pardon, le «Yom Kippour».

    Le rite principal de cette fête solennelle est la sonnerie

    du chofar, corne de bélier dans laquelle on souffle sur différents rythmes pour

    inviter l’assemblée au repentir et à l’introspection.

    Les musulmans se souviennent de l’Hégire

    Le calendrier musulman est un calendrier lunaire, fondé sur le cours de la lune. L’année commence symboliquement par l’Hégire (l’émigration de Mahomet et de ses disciples vers la ville de Médine en 622), pour souligner que cet évènement a marqué le début de la communauté musulmane, l’oumma.

    Le calendrier musulman se base sur les phases de la lune
    Le calendrier musulman se base sur les phases de la lune @ nrg_crisis/Flickr/CC BY-NC 2.0

    Dans les pays arabes, Ras al-Âm, le jour du Nouvel An, est

    symboliquement très important. Il ouvre mouharram, l’un des quatre mois sacrés

    pour les musulmans et le premier mois du calendrier islamique. Les croyants

    fêtent en famille ou avec des amis, autour d’un bon repas, et s’offrent des

    douceurs spéciales comme des pois chiches, des fèves et des haricots enrobés de

    sucre, au Liban ou en Syrie notamment.

    Les hindous fêtent le printemps

    Le Nouvel an hindouiste porte plusieurs noms et est célébré

    à des moments légèrement différents selon les régions de l’Inde. Dans tous les

    cas, il est associé au début du printemps et on s’y prépare en faisant un grand

    ménage de la maison et en achetant de nouveaux vêtements. Les maisons sont

    décorées avec des feuilles de manguier et des rangolis (dessin géométrique et

    coloré fait au sol). Les visites au temple sont aussi de mise, entre autres

    pour entendre les prêtres faire des prédictions pour l’année à venir.

    L’occasion d’aller à la pagode

    Le Nouvel an bouddhique est principalement célébré dans les pays d’Asie du Sud-Est (Thaïlande, Cambodge, Laos, Sri Lanka, Birmanie) où l’on pratique le bouddhisme theravada. Les festivités ont lieu entre le sixième jour de la lune décroissante du cinquième mois et le sixième jour de la lune croissante du sixième mois. Bien que basée sur le calendrier lunaire, la fête se déroule chaque année du 13 au 16 avril.

    Pour les bouddhistes, le Nouvel an est l'occasion d'aller à la pagode
    Pour les bouddhistes, le Nouvel an est l'occasion d'aller à la pagode @ Sam Sith/Flickr/CC BY 2.0

    Le jour intercalaire est consacré à des réjouissances

    diverses; les visites familiales et amicales se font dans la journée. Le Jour

    de l’an, la population entière se dirige vers la pagode pour arroser d’eau

    lustrale consacrée par les bonzes, les effigies du Bouddha. Hommes et femmes

    s’inclinent devant elles et prient pour que l’année nouvelle leur soit

    favorable en leur apportant santé, richesse, bonheur et longévité. Les jours

    suivants, dans les rues, les jeunes s’arrosent copieusement sous le prétexte de

    se purifier.

    Date de naissance du fondateur du sikhisme

    Le Nouvel an sikh est fixé au 14 mars. Les sikhs utilisent

    le calendrier nanakshahi, du nom du gourou Nanak, fondateur du sikhisme. Le

    premier jour de l’année, le 1 Chet, est la date de la naissance de ce premier

    gourou, le 14 mars 1469.

    Le calendrier nanakshahi a été créé par un sikh canadien, Pal Singh Purewal. Il est plus largement en usage depuis 2003. Il s’agit d’un calendrier solaire, arrimé au calendrier grégorien, et qui comporte 365 jours tout comme ce dernier. (cath.ch/ag/rz)

    Pourquoi l’année commence le 1er janvier?
    La date du 1er janvier comme début de l’année s’est définitivement fixée, dans le monde chrétien, en 1622. Dans la République romaine, l’année commence en mars et comprend 355 jours et dix mois. En 46 avant JC, une réforme de Jules César donne à l’année 365 jours et 12 mois. Elle commence désormais le 1er janvier. C’est la naissance du calendrier julien. L’Eglise s’approprie cette date en 352 avec le pape Libère, sous le motif qu’elle correspond au jour de la circoncision de Jésus, huit jours après sa naissance. Mais cette date ne parvient pas à s’imposer. Selon les régions et les périodes, le début de l’année est fixé tantôt le 25 décembre, tantôt le 1er janvier, tantôt en mars.
    En 1582, le pape Grégoire XIII impose le calendrier grégorien dans les Etats catholiques. En 1622, le Saint-Siège décide que l’année calendaire commence le 1er janvier. L’usage du nouveau calendrier s’étend progressivement dans les pays protestants, puis dans l’ensemble du monde au début du 20e siècle. RZ

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