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    Le cardinal Berhaneyesus Demerew Souraphiel, archevêque d'Addis-Abeba © flickr CC BY-SA 2.0

    L’Erythrée refuse l’accès au cardinal éthiopien Souraphiel

    Malgré des passeports et visas conformes, une délégation éthiopienne menée par le cardinal Berhaneyesus Demerew Souraphiel d’Addis-Abeba a été arrêtée, le21 février 2020, à l’aéroport d’Asmara et s’est vu refuser l’accès en Érythrée.

    Le cardinal Souraphiel, accompagné de  Mgr Musie Ghebregiorghis, évêque d’Emdeber et du Père Teshome Fikre, secrétaire de la Conférence épiscopale d’Ethiopie, se rendait en Erythrée pour y participer au jubilé de l’archidiocèse d’Asmara, qui fête ses 50 ans.

    Après 30 ans de guerre, l'Ethiopie et l'Erythrée ont conclu un accord de paix en 2018. Les Eglises des deux pays souhaitaient renouer ainsi leurs liens fraternels rompus par le conflit. Mais le régime érythréen ne l’a apparemment pas compris de la sorte. L’accès au territoire érythréen  a été refusé aux trois prélats éthiopiens. Après avoir été retenus à l'aéroport pendant 16 heures, ils ont été contraints de reprendre l’avion vers Addis-Abeba.

    La rétention et le refoulement constituent "la démonstration évidente de la fragilité de ce qu’il est convenu d’appeler processus de paix", a relevé l'Eglise éthiopienne dans une note publié après l'incident. "Il n’existe pas de paix en violant les droits et les libertés des personnes et des religions. Nous condamnons le geste commis à l’encontre de la délégation éthiopienne. Nous exprimons aussi notre solidarité à l’Eglise qui est en Erythrée et vit dans un contexte très complexe."

    Persécution des chrétiens

    Le gouvernement d'Asmara (capitale de l’Érythrée) continue à s’en prendre

    surtout aux catholiques. L’Église érythréenne catholique, minoritaire dans le

    pays, est en effet la seule à oser interpeller le régime sur son manque absolu

    de respect pour les droits humains. L’Église orthodoxe majoritaire est

    également opprimée, mais elle reste bien plus prudente dans ses déclarations.

    Le gouvernement érythréen a nationalisé tous les centres de soins de santé

    catholiques sur le territoire. Il s’est aussi imposé dans plusieurs grands

    établissements scolaires catholiques. Cette situation préoccupe également le

    Vatican. L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies à

    Genève, Mgr Ivan Jurkovic, a fait part jeudi 27 février de sa préoccupation

    concernant la saisie par le gouvernement érythréen des fonds destinés aux

    soins de santé et aux centres éducatifs de l’Église catholique. (cath.ch/cathobel/fides/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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