Près d'un an après les attentats der Pâques qui ont fait plus de 250 morts au Sri Lanka, l'Eglise catholique attend toujours une enquête sérieuse et transparente portant sur les mandants et les exécutants de ces massacre de Pâques,
Le
Cardinal Malcolm Ranjith, Archevêque de Colombo, a rappelé aux institutions
leur nécessaire engagement urgent visant à comprendre comment sont intervenus
les attentats du 21 avril de l'an dernier et qui a aidé les agresseurs.
"Nous
n'hésiterons pas à descendre dans la rue pour sauvegarder les droits de notre
peuple" a déclaré le Cardinal en parlant à Ragama, dans le nord de la
capitale. Malgré l'enquête lancée par Maithripala Sirisena, le prédécesseur du
Président Gotabaya Rajapaksa, "la procédure semble désormais privée de
transparence. Certains éléments devant émerger sont cachés."
Nouvelle équipe d'enquêteurs
En
février, le gouvernement du Sri Lanka a nommé une équipe spéciale de six
membres pour aider la police à recueillir des informations et pour accélérer
l'enquête présidentielle portant sur cette attaque dévastatrice. Le chef de
l'Etat a annoncé vouloir "accélérer les enquêtes en cours sur l'attaque".
Les
observateurs estiment que cet élément a été cruciales pour sa victoire
électorale de novembre 2019. Gotabaya Rajapaksa avait plusieurs fois cité l'attaque terroriste
de Pâques au cours de sa campagne électorale pour se présenter comme un responsable
capable de bloquer le terrorisme.
Neuf membres du groupe extrémiste islamiste local National Thawheed Jamaat
(NTJ) lié au prétendu "Etat islamique" avaient perpétré cette série
d'attentats suicides à la bombe contre trois églises et autant d'hôtels de luxe
le dimanche de Pâques 2019, tuant 258 personnes dont des étrangers. Mais les
commanditaires des attentats et les fournisseurs d'armes n'ont pas été
identifiés. (cath.ch/fides/mp)