L’opération financière ayant conduit à l'acquisition d'un immeuble londonien par le Saint-Siège est “opaque”, a estimé le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège, le 29 octobre 2019, a rapporté l'agence de presse italienne ANSA. Mais la justice du Vatican “fera la lumière” sur cette situation, a-t-il assuré.
L'Institut pour les œuvres de religion (IOR) – la banque du
Vatican – et le Bureau du réviseur général – l'autorité anticorruption du
Saint-Siège – ont récemment déposé une plainte “concernant des transactions
financières effectuées dans le passé”. Celles-ci concerneraient au premier chef
la récente acquisition d'un immeuble londonien dont l'origine du financement
n'est pas bien établie.
La justice du Vatican “fera la lumière” sur cette opération
immobilière “opaque”, a assuré le 'numéro deux' du Saint-Siège qui se dit “confiant”.
Le 1er octobre dernier, le promoteur de justice du Vatican a ainsi autorisé la
saisie de documents et d'appareils électroniques dans les locaux de la
Secrétairerie d'Etat et ceux de l'Autorité d'information financière par des
hommes de la gendarmerie vaticane.
A la suite de cette opération, cinq personnes – quatre laïcs et un prêtre – ont été interdits de circuler sur le territoire. Pour le moment, une seule a été réintégrée. Une note de service interne avec leurs photos et leurs noms s'est retrouvée dès le lendemain dans la presse italienne. Une enquête a été ouverte pour connaître l'origine de la diffusion de ce document. Sans résultat, cette fuite a mené à la démission du plus haut responsable des services de sécurité du Vatican, Domenico Giani. (cath.ch/imedia/pad/rz)