Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • no_image
    Etre accompagné vers la mort par une personne de sa foi est un droit, dit l'Eglise. © Pixabay.com

    "Le suicide assisté en prison devrait être possible en Suisse"

    Le suicide assisté en prison n'est pas encore réglementé en Suisse, mais sur le principe, il devrait être possible. C'est ce que recommande un groupe d'experts, dans un document-cadre qui est actuellement en cours d'examen par les cantons.

    A l'heure actuelle, la Suisse ne réglemente pas la question

    du suicide assisté pour les prisonniers. La Conférence des directeurs cantonaux

    de justice et police (CCDJP) souhaite changer la situation et a soumis aux

    cantons les propositions du groupe d'experts pour consultation.

    Présenté le 14 octobre 2019 à la radio suisse SRF, le

    document-cadre est disponible sur le site de la CCDJP. Il rappelle que les

    détenus ont les mêmes droits et obligations au regard de la loi que les

    personnes en liberté. Le désir de mourir d'un prisonnier capable de

    discernement doit donc être pris en considération.

    La directrice du groupe d'experts, Barbara Rohner, a déclaré

    sur les ondes de la SRF que les détenus doivent donc se voir accorder le droit

    de recourir à une organisation d'aide au suicide.

    Mêmes critères d'adhésion

    Selon le document-cadre, les mêmes lignes directrices

    doivent s'appliquer à la demande d'un détenu qu'au reste de la population. Que les

    symptômes d'une maladie ou des limitations fonctionnelles doivent être la cause

    d'une souffrance jugée insupportable. De plus, la personne concernée doit être

    capable de discernement jusqu'à la prise du médicament létal.

    Les experts précisent toutefois que l'autorisation de

    recourir à une organisation d'aide au suicide dans le système carcéral ne

    devrait être accordée qu'en dernier recours. Auparavant, il s'agit d'examiner

    de manière approfondie "s’il est possible d’atténuer les souffrances de la

    personne - de sorte à faire disparaître son désir de mourir - en adaptant par

    exemple ses conditions d'hébergement, en lui fournissant un traitement

    somatique ou psychothérapeutique ou en prenant des mesures palliatives".

    Le processus de consultation par cantons se termine en début

    2020. La CCDJP décidera ensuite de la suite à donner à ce dossier.

    (cath.ch/rts/gr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus