Le Saint-Siège soutient la participation de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) au travail de vérification et de contrôle des engagements de l’Iran en matière nucléaire, a déclaré Mgr Paul Richard Gallagher. Le secrétaire pour les relations avec les Etats s’est exprimé lors de la 63e conférence générale de l’AIEA se tenant à Vienne le 16 septembre 2019.
Il a relevé également que
le Saint-Siège, qui a signé et ratifié le Traité sur l’interdiction des armes
nucléaires, soutient les efforts de la communauté internationale pour relancer
les négociations sur le programme nucléaire de la Corée du Nord, qui "menace
l’intégrité du régime de non-prolifération".
Utilisation pacifique des technologies nucléaires
Les activités de cette
organisation placée sous l’égide des Nation Unies ont renforcé la coopération
internationale et contribué de manière significative à la prévention nucléaire
et à la promotion du désarmement, a estimé Mgr Gallagher. En soutenant l’utilisation
pacifique des technologies nucléaires, cette organisation œuvre selon lui au
service du développement humain intégral.
L’AIEA est notamment
chargée de vérifier les engagements du Plan d’action commune conjoint de 2015,
cet accord-cadre ratifié par les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies,
par l’Union européenne et par l’Iran ayant pour but de contrôler le programme
nucléaire iranien.
Abandon unilatéral des Etats-Unis
Cette déclaration
survient alors que Téhéran a annoncé début septembre la mise en place de
nouvelles centrifugeuses nucléaires, en réponse à l'abandon unilatéral des
Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et aux sanctions économiques
qui étranglent la population civile iranienne. La République islamique assure
cependant toujours respecter ses engagements en matière de transparence
concernant ses activités nucléaires.
Du 16 au 23 septembre, la
63e conférence de l’AIEA peut compter sur la participation de 173 pays.
Figurent notamment à l’ordre du jour de cette semaine l'application des clauses
de sauvegarde de cette organisation au Proche-Orient et en République populaire
démocratique de Corée.
Laudato si'
Rappelant ce qu’affirmaient le pape François et Benoît XVI, ainsi que les documents des Nations Unies, le secrétaire pour les Relations avec les Etats a souligné la nécessité d’un dialogue et d’une coopération tout en gardant à l’esprit la place centrale de l’homme et en notant comment les progrès et les évolutions technologiques et scientifiques n’ont pas toujours été accompagnés par un "développement de l’être humain en matière de responsabilité, de valeurs et de conscience", ainsi que le fait déjà remarquer l’encyclique du pape François Laudato si’. (cath.ch/imedia/vaticannews/be)