Le roi et la reine des Belges reçus au Vatican
Le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique ont été reçus par le pape François dans la matinée du 14 septembre 2023. Ils se sont ensuite entretenus avec Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États et les organisations internationales, a fait savoir le Bureau de presse du Saint-Siège.
Lors de ces entretiens en secrétairerie d’État, «les participants se sont félicités des bonnes relations entre le Saint-Siège et la Belgique, tout en soulignant le rôle de la foi chrétienne et de l’Église catholique», est-il précisé.
Le communiqué indique également que «des questions d’intérêt commun et quelques sujets internationaux ont ensuite été abordés, en particulier l’Afrique et la guerre en Ukraine, ainsi que l’engagement en faveur de la paix entre les peuples.»
Au terme de leur entretien avec le pape François, qui a duré 20 minutes, le roi et la reine des Belges lui ont offert une œuvre de la céramiste belge Françoise Minne, représentant le Bon Pasteur. Le pape François leur a offert un détail en bronze du portail central de la basilique Saint-Pierre ainsi que son message pour la Journée mondiale pour la paix du 1er janvier dernier et les principaux textes de son pontificat, comme pour tous les chefs d’État en visite au Vatican.
Un roi attaché à la foi chrétienne
Le roi Philippe est arrivé sur le trône le 21 juillet 2013, son père le roi Albert II ayant choisi d’abdiquer à l’âge de 79 ans. L’alors prince Philippe avait déjà été formé à cette fonction par son oncle le roi Baudoin, décédé en 1993, qui lui a notamment transmis une profonde sensibilité chrétienne.
Le roi Philippe et son épouse sont déjà venus à plusieurs reprises au Vatican. Ils avaient déjà été reçus par le pape François le 9 mars 2015, et ils avaient participé aux obsèques de Benoît XVI le 5 janvier 2023, figurant parmi les rares chefs d’État présents à cette messe.
Pour leur part, l’ancien roi Albert II et son épouse Paola, qui avaient assisté à la messe d’ouverture du Jubilé de la Miséricorde le 8 décembre 2015 sur la place Saint-Pierre, ont été reçus en audience privée par le pape le 13 avril dernier. Les époux de 89 et 86 ans conservent un attachement ›sentimental’ au Vatican, car ils se sont rencontrés à Rome en 1958, à l’occasion de la messe d’intronisation de Jean XXIII.
Garants de l’unité belge
Bien qu’astreint à une certaine réserve, le roi Philippe a régulièrement montré son attention à la présence de la foi chrétienne dans une société sécularisée, notamment en recevant, le 5 septembre dernier, une délégation de jeunes ayant participé aux JMJ de Lisbonne un mois plus tôt. La veille, il avait assisté à la messe d’installation du nouvel archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique, Mgr Luc Terlinden.
Le roi des Belges, dont les prérogatives constitutionnelles sont limitées, joue essentiellement un rôle de représentation internationale et de garant de l’équilibre fragile de ce pays fédéral, divisé entre Flandre et Wallonie. La présence de l’OTAN et des institutions européennes a donné à ce petit pays de 30’000 km2 et de 11,5 millions d’habitants une forte visibilité internationale depuis quelques décennies. (cath.ch/imedia/cv/rz)