Le pape François a reçu le 7 décembre 2019 le chef du gouvernement de Malte, Joseph Muscat. Ce dernier, impliqué dans un scandale d'Etat, a annoncé qu'il démissionnerait le 12 janvier 2020.
Le 20 novembre dernier, la police maltaise a mis en
lumière l'implication du chef de cabinet de Joseph Muscat, Keith Schembri, dans
l'assassinat en 2017 de la journaliste Daphne Caruana Galizia, laquelle
enquêtait sur la corruption gouvernementale. Ces révélations ont provoqué une
crise de légitimité sans précédent à La Valette.
Malgré ce contexte de tensions, l'audience avec le
pape Françoi, prévue de longue date, a été maintenue par le Saint Siège.
Etaient présents à l'audience le chef d'Etat, sa famille et quelques
proches.
En amont
de la rencontre, une lettre ouverte rédigée par 22 universitaires et publiée
dans le Times of Malta le 4 décembre avait été envoyée au nonce
apostolique à Malte, Mgr Mario Roberto Cassari, demandant que le pape refuse de
recevoir l'actuel chef du gouvernement maltais.
Le chef de l'Etat maltais avait annoncé sa
démission le 1er décembre pour finalement la reporter au 12 janvier 2020.
Craignant une entrave à la justice, l'Union européenne a mandaté une délégation
de députés européens le 4 décembre.
Lors de
l'assassinat de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, le pontife
avait envoyé un télégramme de condoléances le 20 septembre 2017, démarche rare
pour une citoyenne ordinaire. Dans sa missive, l'évêque de Rome avait confié sa
profonde tristesse. (cath.ch/imedia/cd/mp)