"Succomber à la tentation nous éloigne de Dieu. La sensation d’autosuffisance est illusoire", a rappelé le pape François le 1er mars 2020, premier dimanche de Carême, lors de la prière de l’angélus place Saint-Pierre.
Le pape argentin est
revenu sur l’épisode narré dans l’évangile de saint Mathieu où Satan tente par
trois fois Jésus qui s’était retiré dans le désert. "Plus on s'éloigne de
Dieu, plus on se sent impuissant", a-t-il souligné avant de réciter la prière
mariale de l’Angélus.
Aujourd'hui
encore, a déclaré le pontife dans son discours, Satan "s'introduit dans la
vie des gens" pour les tenter avec ses propositions séduisantes. "Il
mélange les siennes avec les nombreuses voix qui tentent d'apprivoiser la
conscience". Les messages proviennent de nombreux endroits et invitent les
gens à "se laisser tenter par l'ivresse de la transgression", a-t-il
déploré.
Plus on s'éloigne de Dieu, plus on se sent "désemparé"
L'expérience de Jésus
nous enseigne que la tentation est de parcourir des chemins alternatifs à ceux
de Dieu, "des chemins qui nous donnent le sentiment de l'autosuffisance,
de la jouissance de la vie comme une fin en soi". Mais tout cela est illusoire,
a-t-il insisté, car on se rend vite compte que plus on s'éloigne de Dieu, plus
on se sent "désemparé" face aux grands problèmes de l'existence.
Le pape a alors prié la
Vierge Marie, la "Mère de Celui qui a écrasé la tête du serpent",
d'aider les fidèles en ce temps de Carême à être vigilants face aux tentations,
afin de ne pas se soumettre à une "quelconque idole de ce monde", et
à suivre Jésus dans la lutte contre le mal. Tous seront alors "vainqueurs
comme Lui".
Pendant cette prise de
parole, l'évêque de Rome a été plusieurs fois interrompu par une quinte de
toux. Il s'agit de sa première apparition publique depuis le 27 février. Le
pape a annulé depuis toutes ses audiences publiques hormis la messe quotidienne
à la résidence Sainte-Marthe en raison de santé.
Tristesse face aux réfugiés tentant de rejoindre l'Europe
Dans ses saluts après la
prière de l’angélus, le pape François a exprimé sa tristesse au sujet des
réfugiés qui tentent de rejoindre l’Europe via la Turquie et qui se trouvent
repoussés.
"Je suis attristé
par les nouvelles au sujet de tant d’hommes, de femmes et d’enfants chassés à
cause de la guerre, de tant de migrants qui demandent un refuge dans le monde,
et une aide. Ces derniers jours, c’est devenu très fort. Prions pour eux
!"
L'évêque de Rome a tenu
ainsi à exprimer sa préoccupation pour le sort de milliers de personnes qui
tentent depuis plusieurs jours de traverser la frontière entre la Turquie et la
Grèce afin de rejoindre l’Union européenne.
La Grèce en première ligne
Athènes, en première
ligne, a annoncé avoir ce dimanche 1er mars avoir bloqué l’entrée sur son
territoire de près de dix mille personnes en 24 heures en provenance de
Turquie. La plupart de ces réfugiés venaient d’Afghanistan, du Pakistan et de
Somalie ont indiqué les autorités grecques, précisant que personne ne venait
d’Idleb, en Syrie, où les combats de ces derniers mois ont poussé plusieurs
centaines de milliers de civils à quitter leur maison. (cath.ch/imedia/ah/vaticanews/be)