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    La 'Une' de la première édition du Corriere dello Sport le 20 octobre 1924

    Le pape bénit le sport mais s’attriste de l’intolérance

    Dans un message adressé à la rédaction du Corriere dello Sport-Stadio, quotidien italien qui célèbre ses 100 ans, le pape François rappelle qu’une «culture sportive saine» peut faire «grandir l’humanité». Il déplore toutefois les épisodes d’intolérance qui ont parfois lieu autour du sport. 

    «Bien que nous ayons malheureusement été témoins, ces dernières années, d’épisodes d’intolérance qui doivent être condamnés, je suis certain qu’il existe de nombreux autres exemples où le sport a pu 'faire équipe’, sans que la race, la classe ou la confession religieuse soient des obstacles ou des barrières», écrit le pape François dans une lettre adressée à la rédaction du journal fondé à Bologne le 20 octobre 1924.

    En Italie, les stades de football sont régulièrement le lieu d’actes xénophobes et racistes qui ciblent le plus souvent des joueurs ayant des origines africaines. En janvier dernier, Mike Maignan, le gardien de l’AC Milan et de l’équipe de France, était sorti du terrain après avoir été visé par des cris de singe lors d’une rencontre à Udine.

    «Nous devons rejeter toute logique d’exclusion et de violence, et pour cela nous savons que les mots ont leur valeur, pour éduquer au bien et au beau, plutôt que pour détruire», écrit le pape aux journalistes, insistant aussi sur la responsabilité des médias.

    Des adversaires, jamais des ennemis

    Pour le pape, la diffusion d’une culture sportive saine fait «grandir l’humanité dans ses valeurs les plus belles et les plus authentiques». Faisant écho aux Jeux olympiques de Paris qui se sont déroulés cet été, il souligne notamment la force intérieure des sportifs handicapés. «Leurs courses sont un hymne à la vie», assure-t-il.

    Dans son message, le pape se remémore par ailleurs sa jeunesse en Argentine, quand, enfant, il jouait au football avec un ballon de chiffons. «On joue ensemble, et on sait qu’on n’est adversaires que sur le terrain, jamais ennemis. On apprend la joie de la victoire et on connaît la sueur et les efforts qu’elle a coûté, on apprend aussi de la défaite, en essayant de se relever», décrit François qui souligne aussi les bienfaits des patronages, ces paroisses qui valorisent les activités culturelles et sportives pour les enfants.

    Sur un ton sympathique, le pape rappelle enfin que certains disent de lui qu’il est un supporteur de l’équipe argentine de San Lorenzo. «Cela reste un secret», s’amuse-t-il à écrire. (cath.ch/imedia/hl/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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