Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • no_image
    Le président français Emmanuel Macron à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF), près de la Vieille ville © ebaf.edu

    La France va aider les écoles chrétiennes francophones au Moyen-Orient

    Dans l’ensemble du Moyen-Orient, depuis la Turquie jusqu’à l’Egypte, plus de 400'000 élèves sont scolarisés dans des écoles chrétiennes et, pour une bonne part d’entre eux, en  langue  française. A l’occasion de son séjour en Terre Sainte, les 22 et 23 janvier 2020, le président français Emmanuel Macron a annoncé la création d’un fonds de soutien pour les écoles chrétiennes au Moyen-Orient.

    La  plupart  de ces  écoles dispensent  un  enseignement  de  qualité.  Elles  sont  ouvertes  à  tous:  chrétiens, musulmans et enfants d’autre  confessions, filles  et  garçons, riches  et  pauvres, habitants  des  villes ou des  campagnes, note le rapport de Charles Personnaz. Commandé par le chef de l’Etat français, ce document d'une centaine de pages porte sur le renforcement de l’action de la France dans la protection du patrimoine du Moyen-Orient et le soutien au réseau éducatif des communautés chrétiennes de la région.

    Forte émigration

    Directeur de l’Institut national du patrimoine (INP) à Paris, Charles Personnaz, chargé de mission bénévole auprès de l’Œuvre d’Orient à Paris, est l'auteur d’un rapport sur le patrimoine chrétien et les écoles francophones au Moyen-Orient. Dans la lettre de mission qui lui a été remise à l'été 2018, le président Macron relevait que "depuis 2011, les convulsions du Moyen-Orient ont un effet dévastateur sur les peuples de la région, en particulier sur les 15 millions de chrétiens et les 800'000 yézidis qui vivent sur ces territoires. Leur présence est fragilisée et la tentation de l'émigration est forte".

    Pour le président

    Macron, le pluriconfessionalisme est un véritable trait d'union, indispensable

    au maintien de sociétés vivaces et au dialogue politique nécessaire au

    rétablissement de la paix civile".

    Le français, un facteur de cohésion et d’ouverture

    Le chef de l'Etat français relève que la France est attachée à la diversité de ces sociétés et les liens anciens qui l'unissent aux chrétiens d'Orient "nous oblige à défendre leur culture et leur place dans les sociétés arabes contemporaines". Il relève que la langue française est un facteur de cohésion et d’ouverture entre les élèves chrétiens et musulmans qui se côtoient dans ces écoles.

    Le-diocèse-grec-catholique-de-Zahlé-au-Liban-accueille-les-réfugiés-syriens-dans-ses-écoles-Photo-Jacques-Berset-
    Le-diocèse-grec-catholique-de-Zahlé-au-Liban-accueille-les-réfugiés-syriens-dans-ses-écoles-Photo-Jacques-Berset-

    Au-delà de l’aide d’urgence qui leur est apportée,

    ces populations ont besoin d’un appui de plus long terme pour préserver leur

    patrimoine culturel bimillénaire, qui a été la cible de la fureur totalitaire

    de Daech, le prétendu Etat islamique,

    et les autres groupes djihadistes. "La culture française apparaît comme un

    vecteur de réconciliation mais également d’esprit critique. Elle est en effet

    porteuse de valeurs de liberté, de fraternité, d’égalité comme également d’une

    certaine idée de la laïcité", note l’Œuvre

    d’Orient, qui se réjouit de la création de  ce fonds.

    Les écoles chrétiennes, parmi les plus réputées de Terre Sainte

    "C’est une

    décision importante, selon Mgr Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient présent au

    sein de la délégation présidentielle en visite en Terre Sainte, à l’heure où

    les écoles francophones sont en situation de fragilité (…) Cette francophonie

    participe au rayonnement de la France évidemment, mais un peu plus encore. Ce

    réseau d’écoles chrétiennes se veut en effet au service de tous, dans une

    mission auprès des populations locales. Ce n’est pas une mission étriquée".

    Les écoles chrétiennes

    sont parmi les plus réputées de Terre Sainte. Administrées par les

    congrégations religieuses et les patriarcats, l’enseignement du français y

    reste une référence appréciée des jeunes, y compris pour leur métier futur.

    Réparties sur l’ensemble du territoire, ces établissements sont fréquentés en

    majorité par des élèves musulmans, et contribuent à la bonne entente entre les

    communautés. (cath.ch/plj/oeuvredorient/be)

    Menaces sur les écoles chrétiennes au Liban

    Au Liban, les écoles catholiques accueillent environ 190'000 élèves, soit un peu moins d’un cinquième des élèves libanais. A ces écoles s’ajoutent 35 écoles protestantes, une vingtaine d’écoles grecques-orthodoxes (12'000 élèves) qui, pour certaines, se tournent vers la francophonie, et 5 écoles arméniennes, lit-on dans le rapport Personnaz.

    Si, en raison de difficultés financières, de nombreuses écoles chrétiennes risquent de fermer dans tout le Liban, "écoles auxquelles font confiance les classes moyennes chrétiennes et musulmanes", l’espoir de donner une éducation de qualité à leurs enfants va disparaître chez leurs parents, souligne le rapport.

    "Or, dans bien des cas, la faculté de permettre aux enfants de disposer d’un bon enseignement constitue le dernier rempart face à la tentation du départ qui mine toutes les communautés libanaises, à commencer par les chrétiens. Si les écoles ferment, les personnes partiront et c’en sera fini une bonne fois pour toutes de la possibilité d’un Liban multiconfessionnel, îlot fragile de pluralisme et de démocratie dans un Moyen-Orient secoué de toutes parts. Les discours de paix et de tolérance prônés par ces écoles seront remplacés par d’autres. JB

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus