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    La crise libanaise inquiète fortement les responsables de l'Eglise

    Le patriarche maronite Béchara Raï a vivement critiqué, le 15 décembre 2019, la classe politique dirigeante libanaise, alors que le "Pays du Cèdre" traverse le deuxième mois d'une contestation populaire visant les responsables accusés de corruption et d'incompétence. Le pays s'enfonce dans une crise gouvernementale et financière.

    "Si les politiques s'inspiraient de la volonté divine et priaient, le Liban ne serait pas aujourd'hui dans une situation désespérée au niveau économique et financier, avec des institutions paralysées", a déploré le chef de l’Eglise maronite, lors de son homélie dominicale au siège patriarcal de Bkerké, à 25 kilomètres au nord de Beyrouth.

    "Le peuple n'aurait pas été affamé, humilié,

    plus de son tiers ne serait pas en dessous du seuil de la pauvreté, alors

    qu'environ la moitié des Libanais sont au chômage (...)", a lancé le patriarche

    maronite, visiblement excédé par le spectacle montré par milieu politique.

    "Le Liban ne vous appartient pas, il appartient à sa population !"

    "Si les responsables écoutaient la voix de Dieu, a-t-il martelé, ils n'auraient pas dilapidé les fonds publics et ne se seraient pas répartis les ministères entre leurs groupes parlementaires et n'auraient pas fait la sourde oreille aux demandes du peuple qui manifeste et se met en grèves à répétition. Le soulèvement, la contestation civile, la révolution positive qui unit le peuple libanais sont cimentés loin des appartenances confessionnelles, communautaires et partisanes". Et le cardinal Béchara Raï d'asséner, en visant les responsables politiques: "Le Liban ne vous appartient pas, il appartient à sa population !"

    Depuis le 17 octobre 2019,

    la population libanaise laisse éclater sa colère contre la classe politique

    dirigeante, depuis les plus hautes sphères jusqu’aux services publics de base. Le

    mouvement populaire reste massif et la crise politique n’a toujours pas

    trouvé d’issue. C'est en effet la plus grave crise économique du pays

    depuis la guerre civile qui a eu lieu entre 1975 et 1990. Déjà très

    fragile avant le début de la contestation, la situation économique et

    financière ne cesse de se dégrader et la paupérisation est galopante.

    L'imposante révolte populaire a abouti à la démission du gouvernement de Saad Hariri, le 29 octobre. Depuis, le président de la République n'a toujours pas réussi à désigner un nouveau Premier ministre, en raison des différends entre les formations politiques autour de la nature du prochain cabinet. Le chef du gouvernement sortant Saad Hariri est donné favori et pourrait être à nouveau nommé à l'issue des consultations qui doivent se tenir au palais présidentiel de Baabda.

    Caritas Liban appelle à une reprise en main avant l’effondrement total

    Le pays fait face

    à des restrictions bancaires croissantes et une pénurie de

    liquidités. "Derrière cette crise, c'est le système corrompu (...) C'est

    le cri des gens qui ont mal, qui ont faim, qui sont au chômage", dénonce à

    Vatican News le Père Paul Karam,

    prêtre maronite, et président de la Caritas Liban.

    Déjà très fragile avant

    le début de la contestation, la situation économique et financière ne cesse de

    se dégrader. Le pays fait face à des restrictions bancaires croissantes et une

    pénurie de liquidités. Le Père Karam se veut cependant optimiste quand il voit

    dans toutes les paroisses et au Patriarcat les gens se réunir pour prier pour la

    paix et pour les politiciens qui sont responsables de la crise. "Nous

    sommes un peuple vraiment croyant le Liban est une terre sainte nous avons nos

    saints...."  (cath.ch/orj/be)

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