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    Le pape François prie avec les enfants malades © L'Osservatore Romano

    Journée mondiale du malade: plaidoyer du pape pour "le droit à la vie"

    Le personnel soignant doit défendre le "droit à la vie", a déclaré le pape François dans son message pour la 28e Journée mondiale du malade rendu public le 3 janvier 2020. Il a appelé une nouvelle fois à bannir toute pratique s’approchant de l’euthanasie.

    Chaque

    année le 11 février – date de la fête de Notre-Dame de Lourdes – l'Eglise met à

    l'honneur les malades. Le pontife, dans le message prévu à l’occasion de cette

    solennité, a traditionnellement confié à la Vierge "l’humanité affligée et

    souffrante".

    Protéger la vie "de la naissance jusqu'à la mort"

    "Le

    meilleur service rendu au droit humain [est] le droit à la vie", a

    expliqué le pape François. "Rappelons que la vie est sacrée, qu'elle est

    appartient à Dieu et, par conséquent, qu'elle est inviolable et qu'on ne peut

    en disposer". Du point de vue de la foi comme de celui de la raison,

    "la vie doit être accueillie, protégée, respectée et servie, de la

    naissance jusqu'à la mort".

    "Votre

    action doit tendre constamment à la dignité et à la vie de la personne, sans

    jamais céder à des actes de nature euthanasiste, de suicide assisté ou de

    suppression de vie", a demandé le 266e pape aux soignants, "même

    quand le stade de la maladie est irréversible".

    "Dans

    l’expérience de la limite et même de l’échec possible de la science médicale

    face à des cas cliniques toujours plus problématiques et à des diagnostics

    funestes, vous êtes appelés à vous ouvrir à la dimension transcendante, qui

    peut vous offrir le sens plénier de votre profession", affirme ainsi le pape,

    qui répète que la vie appartient à Dieu, et que, partant, son caractère sacré

    et inviolable ne saurait être remis en question.

    L'Eglise, "auberge du bon Samaritain"

    Dès lors,

    il convient de "personnaliser l’approche à l’égard du malade, non plus

    seulement en soignant, mais aussi en prenant soin", a affirmé le pontife

    argentin. Sur ce point, non seulement le personnel soignant doit s’adapter,

    mais il est important que l’Eglise elle-même soit un lieu d’accueil, "une auberge

    du bon Samaritain".

    Le pape

    François a aussi demandé aux Etats et institutions de permettre un accès au

    soin approprié à leurs populations. Pour cela, l’évêque de Rome leur demande de

    ne pas négliger "la justice sociale" au profit de

    "l’économie". Il a aussi dénoncé ceux qui, en temps de guerre, s’en

    prennent au personnel de santé.

    Se

    tournant plus particulièrement vers les personnes malades, le pape François les

    a assurées de la miséricorde de Dieu dans leur épreuve. Dans la douleur, le

    Christ peut apporter ce dont a grand besoin tout malade: "une expérience

    de tendresse". (cath.ch/imedia/cd/be)

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