Eglises, paroisses, écoles et institutions ecclésiales de l’archidiocèse de Dehli offrent actuellement des secours aux personnes blessées dans le cadre des affrontements intercommunautaires entre partisans et opposants de la nouvelle loi sur la nationalité indienne. Les désordres qui ont débuté dans certaines zones de New Delhi le 23 février 2020, ont déjà fait au moins 20 morts et 189 blessés.
L'origine du conflit remonte à la nouvelle loi sur la nationalité adoptée en décembre 2019 qui accorde la citoyenneté indienne aux immigrés provenant du Bengladesh, d’Afghanistan et du Pakistan mais seulement dans le cas où ils ne sont pas de religion musulmane. Ce qui de fait exclut la très grande majorité d'entre eux. La colère des musulmans a été sévèrement réprimée par les forces de l'ordre.
Mgr Anil J. Couto, archevêque de Dehli, a invité les
paroisses et institutions catholiques à se mobiliser par la prièreet à porter secours aux personnes
touchées en termes d’abri, de nourriture et de vêtements.
Sœur Anastasia Gill, membre de la Commission pour les
minorités de Delhi, a condamné les attaques ciblées à l’encontre des musulmans.
"Les chrétiens ne devraient pas être de simples spectateurs alors que les
citoyens musulmans sont attaqués" affirme-t-elle à l'agence missionnaire
vaticane Fides. "Il existe des victimes innocentes qui ne peuvent pas se rendre
à l’hôpital pour les soins. Les magasins des zones musulmanes ont été incendiés
par des militaires. Notre rôle est de défendre la justice" affirme la
religieuse qui est également avocate. Elle dénonce aussi la présence d'agents
provocateurs dans les localités et les quartiers. (cath.ch/fides/mp)